Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis et fondateur de l’Après, était l’invité politique de franceinfo, dimanche 5 avril 2026. Au cours de son entretien, il a abordé des thèmes cruciaux tels que la France insoumise, l’avenir de Jean-Luc Mélenchon et les enjeux géopolitiques liés à l’Iran.
Un contexte international incertain
Corbière a été interrogé sur la situation d’un pilote ayant passé 36 heures en terrain hostile dans le sud-ouest de l’Iran, et sur le rôle du président américain Donald Trump dans cette affaire. Il a déclaré : « Non, mais il ne faut pas avoir le regard cerné uniquement comme si on était des membres de l’armée américaine. Je suis content quand une vie humaine est sauvée, quelle que soit sa nationalité. Mais depuis le début de ce conflit, les objectifs ne sont pas très clairs avec un président américain agressif et menaçant pour la paix du monde. »
Il a ajouté que la perte de soldats américains (entre 10 et 15) et potentiellement 3.000 soldats iraniens rappelait la gravité de la situation.
Une vision nécessaire pour l’avenir
Interrogé sur la notion de victoire, Corbière a souligné : « Ce que je veux dire, c’est qu’il faut avoir une vision. On n’est pas dans un film américain. » En évoquant l’ordre mondial, il a mis en avant l’importance du respect du droit international, non seulement par les États-Unis mais également par d’autres pays, y compris l’Iran.
Position de la France face à l’Iran
Lors de l’interview, il a été question de la position de la France quant à l’Iran. Corbière a affirmé que « la France a eu raison de rester à bonne distance, ni impliquée, ni informée. » Bien qu’il ait exprimé son mépris pour le régime théocratique iranien, il a critiqué les propos de Trump qui qualifiaient l’Iran de retour à l’« âge de pierre », soulignant l’inefficacité de cette approche. « Il faut être fou pour parler comme ça. »
Appel à la diplomatie française
Corbière a insisté sur la nécessité pour la France de jouer un rôle diplomatique fort. Il a déclaré : « Il faudrait qu’en plus, la France, d’un point de vue diplomatique, ne soit pas seule. » Selon lui, le droit international doit reprendre la main dans ces affaires et la France doit représenter ce point de vue auprès des États-Unis, notamment en ce qui concerne le détroit d’Ormuz.
Retrait américain et alternatives pacifiques
Lui-même en désaccord avec les actions militaires américaines, Corbière a conclu que « il faut sans doute se retirer. C’est un fiasco total. Je ne vois pas d’autre solution qu’évidemment que l’armée américaine se retire et que les armes cessent de parler. » Pour lui, la pression diplomatique et économique est la voie à suivre, plutôt qu’un conflit militaire qui pourrait s’étendre à une échelle mondiale.
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