Liza, une perte tragique : les proches de la jeune maman assassinée à Nice lui rendent hommage.






Hommage à Lizabete à Nice

Ce vendredi, un hommage à Lizabete, la jeune femme de 23 ans abattue devant son bébé en pleine rue à Nice mercredi soir, a réuni des centaines de personnes en mairie de Nice, dans la douleur et la dignité.

La grande salle de réception de l’hôtel de ville de Nice était comble, ce vendredi 23 janvier à la mi-journée, pour rendre hommage à Lizabete, assassinée mercredi en pleine rue, avenue Henri-Matisse, par l’ex-compagnon de la mère de son mari. Famille, proches, mais aussi de nombreux élus de tous bords – qui ont décidé de suspendre pour trois jours la campagne électorale pour les municipales – et des dizaines de Niçois anonymes se sont réunis en silence, communiant en mémoire de la jeune maman de 23 ans, victime d’une véritable exécution par balles.

L’assemblée, composée de plusieurs centaines de personnes, a respecté une minute de silence. Puis une émouvante lamentation s’est fait entendre dans la salle, restée silencieuse. Durant de longues minutes, cette plainte mélodieuse, accompagnée de pleurs, a saisi d’émotion l’assistance.

Des centaines de personnes rassemblées pour un hommage à Lizabete, ce vendredi en mairie de Nice.

Des centaines de personnes rassemblées pour un hommage à Lizabete, ce vendredi en mairie de Nice. • © VALERY HACHE / AFP

« C’est l’incompréhension totale dans notre communauté. Personne ne mérite d’avoir une fin comme ça », témoigne Maria Ramos, présidente de l’association Racines du Cap Vert à Nice, qui a connu Lizabete lorsque cette dernière était dans le même collège que son fils, il y a une dizaine d’années. Présente également, Maria était très proche de Lizabete dès sa naissance. « C’était comme si elle était de ma famille, nos mères étaient très amies » confie, très émue, cette Niçoise d’origine capverdienne.

J’ai connu Lisa tout bébé, c’est nous qui la gardions quand elle était toute petite, et chaque fois que sa mère, qui avait des problèmes de santé, entrait à l’hôpital. On n’a pas le lien du sang mais c’est comme si elle était de ma famille.

Marie, amie des parents de Lizabete

Face à la salle, le maire de Nice a prononcé un court discours. « Lizabete, nous voulons nous incliner devant vous, vous dire que nous sommes effondrés. Ce drame était évitable, il [l’assassin] a frappé, harcelé, terrorisé », cette famille, a insisté Christian Estrosi.

Le principal suspect, tireur présumé, Octaviano M. V., l’ex-compagnon de la mère du mari de Lizabete, s’était montré violent. Il avait d’ailleurs été placé en garde à vue la semaine dernière pour violences aggravées, et était sous le coup d’un contrôle judiciaire lui interdisant d’entrer en contact avec son ex-compagne et de paraître à son domicile.

Ce vendredi, cet homme de 45 ans, employé de la ville de Nice, est toujours activement recherché. Il pourrait avoir quitté la France. Deux mandats d’arrêt – l’un national et l’autre européen – viennent d’être délivrés par un juge d’instruction, saisi jeudi soir par le procureur de Nice qui a ouvert une information judiciaire pour « meurtre avec préméditation ».

Ce jeudi, la garde à vue du propriétaire du scooter que le tueur avait utilisé pour commettre l’irréparable avant de l’abandonner dans le quartier Trachel, a été levée, précise le procureur de la République de Nice à France 3 Côte d’Azur. Aucune charge n’a été retenue contre cet homme de 49 ans, qui s’était spontanément présenté au commissariat.



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