Parmi les trois nouvelles plaintes visant le chanteur Patrick Bruel, l’une concerne un viol qui aurait eu lieu en 2014, en marge d’un événement international de poker, révèle « Mediapart ».
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Trois nouvelles plaintes ont été déposées contre le chanteur et comédien Patrick Bruel, déjà mis en examen pour viol et agression sexuelle, ont déclaré jeudi 2 juillet les avocats des plaignantes à l’AFP, confirmant une information de Mediapart.
Deux plaintes pour viol et une pour agression sexuelle sur mineure ont été déposées les 25 juin et 1er juillet auprès du doyen des juges d’instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine), ont détaillé les avocats Corinne Herrmann et Benjamin Chouai.
Parmi les trois nouvelles plaintes visant le chanteur, l’une concerne des faits qui ne sont pas prescrits. Stéphanie (prénom d’emprunt) dénonce un viol qui aurait eu lieu en 2014, en marge d’un événement international de poker. La deuxième plaignante, Jeanne (prénom d’emprunt), accuse Patrick Bruel d’un viol suivi d’une tentative de viol qui auraient eu lieu dans les années 2000. Elles sont toutes deux représentées par Corinne Herrmann et Sonia Kanoun.
La troisième plaignante, représentée par Benjamin Chouai, dénonce une agression sexuelle qu’elle aurait subie à l’âge de 15 ans, des faits qui se seraient déroulés en septembre 1992 à New York, où elle était bénévole lors de l’US Open.
Sollicités par l’AFP, les conseils de Patrick Bruel, Mes Fanny Colin, Céline Lasek et Christophe Ingrain, ont déclaré que le chanteur répondrait à « ces accusations fausses dans le seul cadre pertinent et adapté : la justice si elle est saisie de ces faits ». « Seule l’autorité judiciaire est aujourd’hui capable d’établir les faits dans une affaire constamment polluée par le bruit médiatique », ont-ils ajouté.
L’artiste de 67 ans est déjà mis en examen depuis juin dans quatre affaires : un viol à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) en 2008, une tentative de viol en 2010 à Bruxelles, une affaire d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019 et un dossier de harcèlement sexuel à Ajaccio en 2019. Il est placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres dossiers.
Un neuvième cas, celui d’un viol à Grenoble en 2000, avait été écarté par les juges d’instruction saisis du dossier qui ont constaté la prescription. Toutefois, l’avocate de la victime, Me Herrmann, a fait appel de l’ordonnance des juges pour contester la prescription dans ce dossier, a-t-elle indiqué à l’AFP, confirmant également une information de Mediapart.