Le ministre de l’Intérieur s’est rendu dans le secteur de Pouzols et Mailhac, dans l’Aude, ce vendredi 3 juillet. Il a exprimé son inquiétude face à la précocité et à l’intensité des incendies. Bien que les feux soient fixés, chacun sur place s’interroge sur les prochains jours. France Télévisions fait le point sur les dégâts causés.
État des lieux des incendies
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus.
Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Toute l’après-midi, des reprises de feu ont été observées dans le massif, à Pouzols-Minervois, dans l’Aude.
Elles doivent être éteintes le plus vite possible grâce à un hélicoptère bombardier d’eau.
Au sol, la moindre fumerolle est attaquée par les pompiers, dans la forêt, mais aussi en lisière.
Les soldats du feu viennent d’être alertés, car un point chaud menace. « Le risque est que le feu reprenne à certains endroits et que ça se propage, parce que les conditions météo ne sont pas encore très favorables pour nous. Donc, on est en train de noyer toute cette partie-là. Parce que derrière, comme vous pouvez le voir, il y a des roseaux. Ça peut se propager dans le ruisseau », explique un pompier.
L’incendie, qui a parcouru 900 hectares, est fixé depuis le début d’après-midi de ce vendredi 3 juillet. Dans le village de Mailhac, les flammes se sont approchées dangereusement des maisons, s’arrêtant presque à leurs portes. Environ 200 personnes ont été contraintes d’évacuer. Chez les habitants, le feu est encore dans toutes les têtes. « C’est la première chose que j’ai faite en me levant le matin. On regarde le ciel, tous les matins. Je peux dire que ça m’a impressionnée », confie une femme. Melyssa Vidal, une autre habitante de Mailhac, se dit « stressée », « fatiguée ». « On a la très grosse peur que ça reprenne. Donc, le moindre petit nuage qui nous paraît un peu suspect, voilà, on n’est pas hyper sereins », ajoute-t-elle.
Une inquiétude partagée par le ministre de l’Intérieur, en déplacement dans l’Aude cet après-midi. Il se prépare à un été à haut risque : « On est évidemment très inquiets pour la saison. On a un mois d’avance sur les départs de feu. Hier, par exemple, il y a eu 26 feux en simultané sur l’ensemble du territoire national », a souligné Laurent Nuñez.
Un répit ce soir pour les habitants des communes voisines de ce massif, 48 heures après le début du premier gros incendie de l’été.