Selon les médias officiels, plusieurs millions de personnes ont participé à ce premier jour de funérailles nationales afin de montrer au monde « l’unité du pays ».
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(FATEMEH BAHRAMI / AFP)
Une démonstration de force du régime. Une foule massive a afflué samedi 4 juillet dans un vaste complexe de Téhéran pour un dernier adieu au guide suprême iranien Ali Khamenei, au premier jour de funérailles nationales conçues comme une démonstration d’unité après la guerre déclenchée par Israël et les États-Unis.
Quatre mois après la mort de l’ayatollah dans des frappes israélo-américaines, son cercueil, ceint du drapeau iranien et surmonté de son emblématique turban noir, est exposé dans l’enceinte de la Grande Mosalla, un site religieux et politique de la capitale iranienne.
Pour la plupart vêtus de noir, des partisans y ont afflué samedi dès l’aube. De nombreux participants brandissaient des drapeaux chiites rouges avec l’inscription « Martyr », selon un journaliste de l’AFP. D’autres banderoles rouges appelaient à la « vengeance » et à « #TuerTrump ». Les autorités iraniennes ont affirmé attendre entre 15 et 20 millions de personnes rien qu’à Téhéran pour ces funérailles, qui doivent se dérouler sur six jours.
Le ministère des Affaires étrangères a exhorté samedi la population à participer massivement aux cérémonies, pour « montrer au monde la grandeur de l’Iran et la gloire de l’unité nationale et de l’autorité ».
Professeur à l’université, Reza confie être venu « car nous avons promis au guide suprême de rester avec lui jusqu’au bout ». « Tout ce monde est là pour lui. Nous avons longtemps crié qu’on sacrifierait nos vies pour le guide mais c’est lui qui s’est sacrifié pour nous », dit à l’AFP cet homme de 37 ans.
« Je n’ai jamais eu la chance de voir le guide suprême de près et je le regrette. Aujourd’hui je suis venu pour lui dire un dernier adieu », affirme pour sa part Javad Akbari, 43 ans, employé dans une usine de produits alimentaires. « L’assassinat de notre dirigeant ne signifie pas notre défaite. Nous nous vengerons », lance Seyyed Mohammad, un religieux chiite de 27 ans.
Venus pour l’occasion, des représentants du Hezbollah et du Hamas, mouvements islamistes armés libanais et palestinien soutenus par Téhéran, ont rencontré samedi le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a rapporté un média d’État iranien.
Les autorités ont aussi décrété des journées fériées les dimanche et lundi à travers tout l’Iran, pour faciliter la venue des fidèles. Dimanche, une prière sera dite dans la matinée pour le défunt, ont-elles indiqué, sans préciser si elle serait dirigée par des dignitaires religieux ou des membres de sa famille. Le cercueil d’Ali Khamenei sera exposé jusqu’à dimanche soir dans l’enceinte de la Grande Mosalla, avant une procession lundi dans les rues de la capitale. Puis il fera escale dans plusieurs villes d’Iran et d’Irak, avant l’inhumation jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l’Iran), dont le défunt était originaire.