L’entourage et la famille du journaliste français emprisonné en Algérie espèrent que le président allemand évoquera la situation du journaliste, alors qu’en novembre dernier, Berlin avait joué un rôle d’intermédiaire entre la France et l’Algérie pour obtenir la grâce de Boualem Sansal.
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À l’occasion de la visite du président algérien Abdelmadjid Tebboune en Allemagne, jeudi 16 juillet, Reporters sans frontières (RSF) a exprimé vouloir faire en sorte que « partout où l’Algérie se rend, la cause de Christophe [Gleizes] soit mentionnée », rappelle son directeur général Thibaut Bruttin, auprès de franceinfo. Le journaliste sportif français est détenu depuis plus d’un an en Algérie après avoir été condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » en juin 2025. Ayant renoncé à son pourvoi en cassation, il compte désormais sur une grâce présidentielle pour permettre sa libération.
Officiellement, rien n’indique que le sort de Christophe Gleizes figurera à l’ordre du jour. Attendu avec les honneurs militaires, Abdelmadjid Tebboune doit rencontrer son homologue allemand et le chancelier Friedrich Merz. La présidence allemande se refuse à tout commentaire, mais Thibaut Bruttin, le directeur général de Reporters sans frontières, mise sur ce rendez-vous diplomatique : « Christophe aujourd’hui est une épine dans le pied de l’Algérie au niveau international. »
Les proches du journaliste incarcéré espèrent l’aide de Berlin pour obtenir sa libération, car les relations sont beaucoup plus cordiales entre l’Allemagne et l’Algérie qu’avec la France. Des liens se sont tissés après l’hospitalisation à Berlin, fin 2020, du président algérien, malade du Covid. L’Allemagne fait donc figure de médiateur idéal. « Il y a un précédent qui est celui de Boualem Sansal, l’écrivain détenu en Algérie qui avait été libéré par l’intermédiaire de l’Allemagne, » souligne Thibaut Bruttin. « À défaut de vouloir rendre un citoyen français à la France, l’Algérie peut rendre un citoyen français à d’autres. »
Les nouvelles du journaliste emprisonné parviennent par bribes au gré des visites consulaires et familiales. « Christophe est en bonne santé physique, mais il commence à faire montre de signes d’une forme de détresse morale à l’égard de cette détention qui se prolonge, » s’inquiète le directeur général de RSF. Alors que Christophe Gleizes passe, jeudi, son 382e jour en prison, seule une grâce présidentielle peut désormais mettre fin à son calvaire.
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