Un concert dAmir annulé à Marseille pour raisons de sécurité après des appels au boycott





Annulation du concert d’Amir à Marseille

Le collectif Union Palestine Marseille, qui avait appelé au boycott du concert gratuit de l’artiste franco-israélien Amir dans la cité phocéenne, s’est félicité de ce qu’il a qualifié de « victoire de la mobilisation populaire ». De son côté, le Crif exprime « sa profonde inquiétude ».

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Le chanteur Amir lors d'un concert à Paris en hommage aux victimes de l'attaque du 7-Octobre en Israël, le 6 octobre 2024.
Le chanteur Amir, lors d’un concert à Paris en hommage aux victimes de l’attaque du 7-Octobre en Israël, le 6 octobre 2024. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

Quelques jours après l’interruption d’un concert de la DJ Barbara Butch, un concert gratuit prévu dimanche à Marseille du chanteur franco-israélien Amir, cible d’appels au boycott de militants propalestiniens, a été annulé pour « raisons de sécurité », ont annoncé les organisateurs, jeudi 23 juillet. Ce concert devait avoir lieu dans un grand centre commercial du centre-ville, dans le cadre d’une série de spectacles gratuits tout au long de l’été. Des appels au boycott ont circulé sur les réseaux sociaux, comme lors de plusieurs spectacles récents du chanteur.

« Pour des raisons de sécurité, la session du Sunset Live prévue ce dimanche 26 juillet aux Terrasses du Port est annulée. Cette décision vise à garantir la sécurité des artistes, du public, de nos équipes et de l’ensemble des personnes présentes sur le site. Nous regrettons cette annulation », écrit la direction du centre dans un post Facebook.

Le collectif Union Palestine Marseille, qui avait appelé au boycott « dans une démarche exclusivement pacifique », s’est félicité de ce qu’il a qualifié de « victoire de la mobilisation populaire ».

L’annulation a également provoqué de nombreuses réactions indignées. Le Crif Marseille Provence a « exprimé sa profonde inquiétude », estimant que « sous prétexte de liberté d’expression et de boycott prétendument pacifique, ces organisations imposent progressivement leur loi à la vie culturelle ». La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) s’en est également indignée, appelant à « ne rien céder ».

Le Crif national avait déjà dénoncé, lundi, une « chasse aux artistes juifs ou engagés contre l’antisémitisme » après l’interruption à Grenoble d’un concert de la DJ Barbara Butch par des militants propalestiniens, en appelant au ministère de la Culture.

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