Protéger notre culture : des Japonais indignés de ne pas avoir été consultés sur le nouveau






Projet de Parc à Thème Dragon Ball

Emmanuel Macron a annoncé un futur parc à thème Dragon Ball en région parisienne, financé par l’Arabie Saoudite. Ce projet interroge au Japon, notamment sur les terres natales du créateur de Dragon Ball.

L’annonce d’un projet de parc à thème Dragon Ball, à Cergy-Pontoise, faite lundi 24 août par Emmanuel Macron, cause des remous au Japon. La population se réjouit de la renommée mondiale du personnage de Sangoku, mais se demande pourquoi un tel lieu n’est pas d’abord construit au Japon, et plus précisément à Kiyosu, près de Nagoya, au centre du Japon. C’est là qu’est né et que travaillait Akira Toriyama, le créateur de Dragon Ball Z.

« C’est dur d’apprendre cela », souligne Tetsuo Takahashi, conseiller municipal de Kiyosu. « Si l’œuvre du maître Toriyama est exploitée pour de l’argent, cela me laisse songeur. Sangoku est un personnage qui fait rêver les enfants, leur donne de l’espoir, loin des questions d’argent. Les œuvres de Toriyama sont mondiales, lui aussi l’est, mais son ancrage initial est ici, et cela ne changera jamais. Nous devons prendre soin de notre patrimoine culturel. Autrefois, nous avons laissé filer à l’étranger nos estampes, il ne faut pas recommencer, il faut protéger la culture du Japon », détaille-t-il.

Tetsuo Takahashi, conseiller municipal de Kiyosu

« Je voudrais qu’on puisse faire venir ici des personnes de France, d’Arabie Saoudite, de partout. Que le président Macron vienne ici », ajoute cet élu. L’idée de Tetsuo Takahashi serait de construire à Kiyosu un nouveau site appelé « Dragon Ball Parc » qui pourrait à la fois être le QG de l’équipe de baseball locale, les Chunichi Dragons, et un espace de sport, de commerce et de divertissement sur le thème de Dragon Ball.

Toutefois, le maire de la ville, Sumio Nagata, souligne la difficulté d’obtention des droits d’exploitation : « Pour une telle exploitation commerciale, il faut l’autorisation de la maison d’édition Shueisha et je ne pense pas qu’elle la donnera. Quand Toriyama a créé le logo commémoratif de la ville, d’énormes restrictions ont été imposées ».

Quant aux citoyens de Kiyosu, un habitant explique que « s’il s’agit de créer un parc [dans leur ville] », lui se dit « complètement d’accord ». « Vu que c’est ici la région natale de Toriyama, ce serait bien ici, mais s’il a des fans à Paris, c’est bien aussi », ajoute-t-il. Pour un autre habitant, « ce serait bien ici, mais si c’est possible aussi à l’étranger, pourquoi pas les deux ». De façon générale, les Japonais interrogés se disent surpris que le Japon ne soit pas d’entrée de jeu associé au projet d’Emmanuel Macron.



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