Mardi, vente aux enchères des effets personnels de Jean Mermoz, aviateur célèbre et ami de

Une page d’histoire s’ouvre sur les traces d’une légende de l’aviation : Jean Mermoz. Tragiquement disparu en 1936, il a été le premier à avoir traversé l’Atlantique sud. Une vente aux enchères exceptionnelle lui est consacrée le 3 novembre, avec plus de 200 lots d’objets retraçant sa vie et ses exploits, celui qui était un collègue et ami d’Antoine de Saint-Exupéry.

Une exposition émouvante

Depuis vendredi 30 octobre, plusieurs dizaines d’objets ayant appartenu à l’aviateur sont exposés à Paris. Parmi eux, son grand manteau en cuir brun, porté lors de son survol de la cordillère des Andes en 1929. Maxence Miglioretti, commissaire-priseur, décrit la pièce comme étant presque fétichiste, soulignant « dans quelles conditions finalement assez précaires ils allaient à plus de 5.000 mètres d’altitude ». Parmi les objets exposés figurent également un parachute à son nom, en lettres rouge et or, et ses lunettes aéronautiques, autant de symboles qui racontent l’histoire de cet aviateur légendaire.

Un parcours hors du commun

Né en 1901, Jean Mermoz était un enfant fragile, passionné de poésie, sans lien prévisible avec l’aviation. Cependant, sa passion le mena à réaliser 23 traversées en l’espace de six ans, avant sa mort dans l’Atlantique sud en 1936. Sa vie représente une aventure humaine extraordinaire, et cette vente est inédite pour les passionnés d’aviation.

Un visiteur confie : « Je pense que c’est très émouvant de voir réunis au moins une fois tous ses objets, ses lettres. » Un autre ajoute : « Quand vous lisez certains de ses écrits, il y a encore tellement de points communs avec l’aviation d’aujourd’hui que ça peut être utile de s’y intéresser encore. »

Une vente historique

En tout, plus de 250 objets, conservés par la famille maternelle de l’aviateur depuis 90 ans, seront mis aux enchères le mardi 3 novembre. Maxence Miglioretti précise que parmi ces objets figurent des souvenirs d’enfance : « De sa plus tendre enfance, on a justement des boucles de cheveux, un petit élément en dentelle qui évoque son baptême et un certain nombre aussi de lettres, évidement, il était très lié à sa mère. » Cette vente est estimée entre 400.000 et 600.000 euros, faisant de cet événement un moment mémorable pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’aviation.
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