Le procès de neuf CRS, impliqués dans la violence à l’égard des manifestants des Gilets jaunes dans un Burger King, s’est ouvert ce lundi 9 février 2023 à Paris. Ces membres de la CRS 43, basée à Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire, sont accusés d’avoir matraqué des manifestants en décembre 2018.
Contexte du procès
Plus de sept ans après les faits, ces neuf agents sont enfin jugés. Lors de l’acte 3 du mouvement des Gilets jaunes, qui a eu lieu le 1er décembre 2018, ils sont accusés d’avoir exercé des violences volontaires à l’encontre des manifestants ayant cherché refuge dans le fast-food, non loin de l’Arc de Triomphe. Les incidents se sont déroulés pendant une journée qualifiée de « particulièrement violente« , selon l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction.
Les événements du 1er décembre 2018
Les CRS ont reçu l’ordre d’entrer dans le restaurant pour expulser les occupants, « avec au besoin usage de la force pour les extraire en cas d’opposition« . Les victimes avaient pénétré dans l’établissement pour échapper à la saturation de gaz lacrymogène sur la place de l’Étoile. De nombreux témoignages et les images de vidéosurveillance montrent que les manifestants n’avaient pas fait preuve d’hostilité envers les forces de l’ordre.
Violences infligées
Malgré l’absence de délit, les CRS ont violemment frappé de nombreux manifestants, sans sommation. Au cours de l’enquête, certaines « autorités hiérarchiques ont reconnu que l’intervention n’était pas légitime« , selon la juge d’instruction. Si les culpabilités des prévenus venaient à être reconnues, ils pourraient faire face à des peines de prison ferme, avec des implications pouvant aller jusqu’à sept années de prison et 100.000 euros d’amende.