« Police nationale en danger ». Ce samedi 31 janvier 2026, une grande journée de mobilisation a eu lieu à l’appel du syndicat Alliance partout en France. À Toulouse, environ 250 manifestants se sont rassemblés devant la préfecture de la Haute-Garonne.
Une forêt de drapeaux bleus siglés du syndicat Alliance Police nationale et un concert de sifflets ont marqué cet événement. Les organisateurs et les participants, composés de policiers ainsi que de citoyens, ont exprimé leur demande de plus de moyens pour faire face à l’insécurité croissante.
Les revendications des manifestants
Environ 250 personnes se sont réunies à Toulouse, partageant un sentiment d’inquiétude quant à la sécurité publique. À l’appel du syndicat majoritaire Alliance, ces manifestants réclament des mesures urgentes pour faire face à une violence en constante augmentation. « Il y a une escalade de la violence sur la voie publique. On le voit tous les jours », témoigne Lionel Ricaud, secrétaire syndical de la Haute-Garonne.
Les policiers présents notent une inquiétante fréquence des incidents violents, mentionnant qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’ils soient confrontés à des refus d’obtempérer. « Pour avoir une police efficace, il faudrait une police soutenue, protégée et respectée », insiste la secrétaire départementale du syndicat Alliance Police nationale de l’Aude.
Un appel à la conscience civique
David Leyraud, superviseur national d’Alliance Police nationale, prévient : « Si la Police nationale, ce dernier rempart de la République, venait à céder, ce serait un déferlement de violences. » Il appelle les citoyens à soutenir leurs forces de l’ordre : « La police nationale ne peut plus faire son métier dans des conditions normales, et bientôt, nous serons dépassés par les événements. »
Certains citoyens ont rejoint le cortège en exprimant leur soutien : « Ils sont là pour nous protéger. Si eux ne sont plus là, il n’y a personne », déclare une habitante. Un autre manifeste son mécontentement face au mépris ressenti de la part de la classe politique envers les policiers.
La présence des élus
La manifestation a également attiré des représentants politiques, notamment du Rassemblement National. Marine Hamelet, députée du Tarn-et-Garonne, et Julien Leonardelli, député européen, étaient visibles aux côtés des manifestants.
Des demandes concrètes pour la sécurité
Les revendications portent sur un budget adéquat pour les commissariats et une révision des réponses pénales face à l’explosion de la délinquance. Lionel Ricaud insiste : « Il faut des moyens budgétaires, techniques et humains pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions et assurer la sécurité de tous. »
Alors que cette mobilisation faisait écho à des inquiétudes croissantes autour de la sécurité, Alliance a également invité le ministre de l’Intérieur à se joindre à eux, une invitation déclinée par souci de neutralité. Toutefois, Laurent Nunez a fait savoir que le budget de la police nationale allait augmenter de 100 millions d’euros, avec la création de centaines d’emplois.