Imported Article – 2026-01-14 18:17:46






L’Affaire Bojarski au cinéma

Cette semaine au cinéma, « L’Affaire Bojarski ». Il s’agit d’un film retraçant une histoire méconnue, celle d’un ingénieur polonais réfugié en France pendant la Seconde Guerre mondiale, un petit génie qui va devenir un faussaire, ennemi n°1 de la Banque de France.

Une histoire d’ingéniosité et de talent

Il a mis tout son talent dans la fabrication de fausse monnaie. « Règle numéro une, ne pas écouler plus d’un billet par boutique. Règle n°2, rien d’ostentatoire », explique le personnage dans L’Affaire Bojarski, en salles mercredi 14 janvier. Dans les années 1950 et 1960, Yann Bojarski a imité à la perfection des billets français pourtant réputés infalsifiables. Pour son interprète cinématographique, il est bien plus un génie solitaire qu’escroc.

« J’ai toujours pensé cet homme comme un artiste, jusqu’à cette naïveté de penser qu’il ne serait pas condamné après avoir fait des millions de faux billets », explique l’acteur Reda Kateb, qui prête ses traits au faussaire.

Un jeu du chat et de la souris

Un commissaire obstiné est également à ses trousses. Le jeu du chat et de la souris a duré 13 ans, et il apprend à le connaître au fur et à mesure en regardant son travail. « L’admiration grandit pour finalement devenir l’enquête de sa vie », précise Bastien Bouillon.

Yann Bojarski sera finalement arrêté. Au sous-sol de sa maison, les enquêteurs ont découvert son imprimerie. Dans ses archives, on le voit faire une démonstration. Graveur virtuose, il a aussi inventé toutes les machines nécessaires pour des billets parfaits.

Une reconnaissance tardive

Enquêteurs et techniciens de la Banque de France sont ébahis par son ingéniosité. Paradoxalement, l’ingénieur polonais émigré trouve enfin une forme de reconnaissance, selon sa fille. « L’anonymat, ça lui pesait. Ce n’est pas qu’il voulait absolument être connu, mais partager sa joie », raconte sa fille Anne Bojarski Houllebrèque.

Difficile pour les spectateurs d’échapper à la fascination pour le personnage. « C’était super », réagit un spectateur après visionnage du film.

Un héritage inestimable

Un faussaire hors du commun qui méritait bien un film. Ses faux billets se vendent aujourd’hui aux enchères à prix d’or et sont même exposés au musée de la Banque de France.



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