Cette famille de cinq ressortissants colombiens travaillait pour l’international et son épouse depuis 2024. Aujourd’hui, elle accuse le couple de l’avoir employée en dehors de tout cadre légal.
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L’avocate des plaignants, Lola Dubois, dénonce une situation qui « s’apparente à une forme d’esclavage moderne ». Le joueur du PSG et de l’équipe de France Lucas Hernandez et son épouse, Victoria Triay, sont accusés de trafic d’êtres humains et de travail dissimulé après la plainte d’une famille colombienne, révélée par Paris Match, et confirmée par le parquet de Versailles à l’AFP, mercredi 21 janvier. L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye, a précisé le ministère public.
Un père, une mère et leurs trois enfants, employés pendant près d’un an par le défenseur international du club parisien et son épouse, affirment avoir travaillé pour eux en dehors de tout cadre légal. Le couple Hernandez conteste les faits. Voici ce que l’on sait de cette affaire.
Une première arrivée en France « en situation irrégulière »
La rencontre entre le couple Hernandez et la famille ayant déposé plainte date de juin 2024, relate Paris Match : à l’époque, Victoria Triay fait la connaissance de Marie (son prénom a été modifié par le magazine), qui est alors son infirmière, en Colombie. L’épouse de Lucas Hernandez propose à Marie de venir travailler pour eux en France, rapporte la jeune femme de 27 ans, et lui promet qu’elle obtiendra « des documents légaux dans les six mois ».
Marie explique être arrivée en France en septembre 2024. Elle a alors pris ses fonctions au domicile du couple dans les Yvelines. « Je suis arrivée en situation irrégulière. Les documents n’avaient pas encore été préparés. Elle [Victoria Triay] disait qu’ils parlaient avec leurs avocats pour m’aider, mais rien n’a jamais été fait », détaille-t-elle à Paris Match.
« Aucun jour de repos ni vacances »
D’après le récit de Marie, sa mère, son père et ses deux frères sont ensuite arrivés par vagues, entre septembre et octobre 2024. Marie et sa mère, âgée de 48 ans, ont été employées comme femmes de ménage, cuisinières et nourrices, rapporte l’hebdomadaire. La jeune femme affirme qu’elles étaient toutes deux payées 2.000,00 euros mensuels pour travailler du lundi au dimanche, « 24 heures sur 24 » pour Marie et « de 9 heures à 21 heures » pour sa mère.
Le père de Marie et ses deux frères étaient employés comme agents de sécurité et de gardiennage. Ils travaillaient « de 8 heures à 20 heures, du lundi au dimanche », selon Paris Match, pour des rémunérations allant de « 500,00 à 1.000,00 euros » pour le fils mineur et jusqu’à 3.000,00 euros par mois pour le père. « Au total, chaque membre de la famille
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