Camille Claudel, Robert Capa, Renoir… Vingt expositions à ne pas manquer pour cette rentrée






Expositions Annuelles en France

Janvier est traditionnellement le mois des bonnes résolutions, alors si vous êtes un amateur d’art, il est temps de remplir son agenda culturel pour ne rien manquer des expositions à venir. Nous en avons sélectionné une vingtaine à découvrir ces prochains mois partout en France. Il convient de préciser que, comme toute sélection, celle-ci est subjective. Toutes les propositions artistiques sont susceptibles de plaire et notre choix n’exclut aucunement les autres. Voici donc une liste non exhaustive, par ordre chronologique, d’expositions attrayantes. De Camille Claudel à Lee Miller, en passant par les grands maîtres de la peinture, il y en a pour tous les goûts.

1. Camille Claudel et ses consœurs au Musée des beaux-arts de Tours

Intitulée Au temps de Camille Claudel. Être sculptrice à Paris, cette exposition est coproduite par le musée Camille Claudel de Nogent-sur-Seine et le musée breton de Pont-Aven. Elle révèle qu’au début du XXe siècle, la partenaire et amante tourmentée d’Auguste Rodin n’était pas la figure unique souvent décrite. D’autres femmes, tombées dans les oubliettes de l’histoire de l’art, avaient surmonté les obstacles pour s’imposer dans le milieu de la sculpture, dominé par les hommes. L’exposition remet en lumière une vingtaine de créatrices talentueuses inconnues du grand public : Charlotte Besnard, Marie Cazin, Jessie Lipscomb, Agnès de Frumerie, Anna Bass, Jane Poupelet… Près de 90 œuvres (sculptures, portraits, photographies, correspondance) sont réunies pour éclairer la façon dont ces artistes se sont formées et les stratégies qu’elles ont déployées pour se faire une place. L’exposition s’interroge également sur les liens que la grande Camille Claudel a entretenus avec ses contemporaines et quels rôles occupaient ces sculptrices au sein de l’atelier d’Auguste Rodin.

Du 31 janvier au 1er juin 2026 au Musée des beaux-arts de Tours

2. Les tapis du Roi-Soleil au Grand Palais de Paris

Cette exposition éclair – huit petits jours seulement – permettra d’admirer pour la première fois dans la nef du Grand Palais une trentaine de tapis créés pour la Grande Galerie du Louvre au début du règne de Louis XIV. Une commande de 92 tapis monumentaux avait été passée auprès de la prestigieuse manufacture de la Savonnerie pour habiller le sol d’un corridor de 442 mètres de long qui reliait le Louvre aux Tuileries. Fabriqués entre 1668 et 1688, ces tapis mesuraient 9 mètres de large pour près de 4.000 m² de tissage au total. Une prouesse artistique et technique. L’illustre Charles Le Brun, premier peintre du roi, a imaginé les somptueux motifs qui ornent ces tapis. Sur les 92 pièces d’origine, 41 ont été conservées dans les collections des Manufactures nationales, dont 33 tapis restés complets. Les organisateurs présentent cette exposition comme une occasion historique « d’admirer ces œuvres dans un cadre qui en révèle toute la richesse et la puissance symbolique« .

Du 1er au 8 février 2026 au Grand Palais à Paris

3. Jean Painlevé au musée de Pont-Aven

Au XXe siècle, le cinéaste et biologiste Jean Painlevé (1902-1989) a révolutionné la forme du documentaire scientifique en osant conjuguer la rigueur pédagogique avec l’audace artistique. La Pieuvre, Les Oursins, Crevettes, Bernard-l’hermite… Les titres de ses films disent sa passion pour la faune sous-marine. Cette exposition, initialement présentée au Jeu de paume à Paris, réunit une trentaine de ses films, des photographies et des documents. Proche des avant-gardes, en particulier du surréalisme, il utilisait le cinéma comme un outil d’exploration du vivant, alternant vues réelles et microscopiques pour révéler l’invisible. Brouillant les frontières entre l’art et la science, il a collaboré avec des figures majeures de l’art moderne comme Calder, Léger et Vigo. Découvrez l’univers atypique de ce pionnier du merchandising dans la cité des peintres.

Du 7 février au 31 mai 2026 au musée de Pont-Aven

4. Le duo Hippolyte Hentgen au Musée d’art moderne de Céret

Deux plasticiennes, la Perpignanaise Gaëlle Hippolyte et la Clermontoise Lina Hentgen, travaillent à quatre mains depuis 18 ans derrière le nom fictif d’Hippolyte Hentgen. La pratique du dessin est à l’essence même de leur collaboration. Le musée pyrénéen présente une centaine de pièces diverses reflétant la variété et l’étendue de leur travail, principalement orienté vers l’image : peintures, installations, collages, sculptures et vidéos. Plusieurs peintures murales qu’elles ont réalisées in situ ouvrent l’exposition. Ces fresques dialoguent avec un ensemble de dessins. Le duo crée des assemblages visuels qui se déploient sous la forme de séries de collages, de pastels et de sculptures. L’œuvre d’Hippolyte Hentgen hybride les codes de l’histoire de l’art, de la bande dessinée, de la presse, de l’animation, des affiches, des posters et des photographies anonymes. Intrigant.

Du 7 février au 31 mai 2026 au Musée d’art moderne de Céret

5. « Simone Veil, mes sœurs et moi » au Mémorial de la Shoah

Cette exposition est conçue par le réalisateur et scénariste David Teboul, auteur en 2003 de Simone Veil, une histoire française, un portrait intime de cette femme dont il fut proche. Elle permet de plonger dans l’intimité de la famille Jacob, le nom de naissance de Simone Veil (1927-2017). Née en 1927 à Nice, la jeune Simone y apparaît souriante et insouciante, loin de son image ultérieure de femme d’État en tailleur et chignon stricts. Correspondance, journaux intimes, photos de famille, de nombreux documents conservés par ses proches sont dévoilés pour la première fois. Ces archives personnelles restituent le parcours des sœurs Jacob, Madeleine et Denise, les aînées, et Simone, la petite dernière, des années d’insouciance à Nice à la reconstruction après la guerre. Leur unique frère, Jean, est mort en déportation.

Du 10 février au 15 octobre 2026 au Mémorial de la Shoah

6. Saint-Cloud dans les nuages au musée des Avelines

Situé dans une ancienne villa des années 1930, le musée des Avelines prend un bol d’air cet hiver, en collaboration avec le Musée de l’air et de l’espace du Bourget et Dassault Aviation, dont le siège historique est installé à Saint-Cloud. Au total, 180 œuvres rappelleront le rôle pionnier de cette commune des Hauts-de-Seine qui s’impose dès le XVIIIe siècle comme un site privilégié pour les premières expériences aérostatiques et aéronautiques. Parmi les pièces phares, une maquette à l’échelle 1 de La Demoiselle, l’avion aussi léger qu’une libellule de Santos-Dumont, accompagnée d’une toile originale réalisée pour l’exposition par Christoff Debusschere, peintre de l’air. En fin de parcours, une expérience immersive permettra aux visiteurs de se mettre virtuellement aux commandes d’un Rafale depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle grâce à un simulateur de vol.

À partir du 11 février 2026 au musée des Avelines de Saint-Cloud

7. Robert Capa, photographe de guerre au Musée de la Libération de Paris

L’historienne Syl
FONTE

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