REPORTAGE : Ces parents optent pour la seconde main, dépensant entre 5 et 10 euros pour habiller





Article sur le secteur de l’habillement pour enfants

Le secteur de l’habillement pour enfant est en pleine crise. Mais la clientèle n’est pas vraiment partie
pour Shein. Les jeunes parents ont tout de même envie de qualité pour leurs enfants et préfèrent se
tourner vers la seconde main.

Article rédigé par franceinfo – Mathilde Cariou

Radio France

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Mis à jour

Temps de lecture : 2 min

Une braderie de vêtements. Photo d'illustration. (JEAN-FRANCOIS FORT / HANS LUCAS / VIA AFP)
Une braderie de vêtements. Photo d’illustration.
(JEAN-FRANCOIS FORT / HANS LUCAS / VIA AFP)

Le groupe Okaidi est entendu par la justice, mardi 3 février, pour demander son placement en
redressement judiciaire. Le groupe de puériculture et vêtements pour enfants souffre de la
concurrence du low cost et des magasins généralistes. Il n’est pas le seul : Petit Bateau a été racheté
par un investisseur américain, Bonpoint par une entreprise chinoise et Du pareil au même a été
partiellement sauvé par un plan de continuation.

Poussette à la main, Anna sort de la boutique Okaidi avec sa fille de 3 ans. « Je cherchais un
cache-cou pour ma fille »
, explique la mère de famille qui a trouvé son bonheur pour 12,99
euros. Elle est là parce que c’est en ce moment les soldes, admet cette maman qui n’est pas fan du
shopping en magasin. « C’est très occasionnel, raconte-t-elle. En fait, je n’achète
quasiment rien, je récupère beaucoup de vêtements qu’on me donne. Et sinon j’achète d’occasion quand
j’ai besoin. »

En ligne sur Vinted, dans les brocantes ou les friperies, les parents ont l’embarras du choix. Quelques
mètres plus loin, Anna repère une petite robe en velours dans la vitrine d’un dépôt-vente. « Mais
pourquoi acheter une robe à 58 euros alors qu’ici vous allez l’avoir à 18 ou 20 euros ! »
, explique
Claire, la gérante de Secret d’Enfance, qui propose de la seconde main de marque comme Jacadi, Petit
Bateau, Tartine et Chocolat : « Ça va de 3 euros, c’est mon tout petit prix pour un petit body, et ça
peut monter jusqu’à 150 euros, mais c’est pour une doudoune de marque. »
Les clients sont de plus
en plus nombreux, constate-t-elle, surtout pour habiller les enfants entre 2 et 8 ans.

Selon une étude du cabinet Xerfi, 6 % des parents achètent désormais des vêtements d’occasion comme
Manon, la trentaine, pour sa petite fille de 1 an. « Je crois que les seules fois où je suis allée
dans un magasin de vêtements pour enfants, c’était pour utiliser les bons cadeaux qu’on nous avait
offerts lors de sa naissance »
, explique-t-elle.

Ensuite, il a fallu changer de taille tous les deux mois et là, Manon ne s’attendait pas à de telles
dépenses : « Je me souviens d’avoir vu une gigoteuse à 60 euros dans un magasin alors qu’en me
baladant sur les brocantes, en commençant à me renseigner, j’en avais qui étaient en vente autour de 5,
8 ou 10 euros. »

La seule chose qu’elle achète neuve aujourd’hui ce sont les chaussures malgré les changements de
pointure. Le budget moyen pour une garde-robe de seconde main est d’une centaine d’euros par saison,
soit 2,5 fois moins cher que le même panier en neuf.

Pour habiller leurs enfants, ces parents se tournent uniquement vers la seconde main. Le reportage de
Mathilde Cariou.


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