Refus dobtempérer : 515 policiers blessés en 2024, selon la porte. El título no debe incluir






Augmentation des refus d’obtempérer en France

En 2024, les refus d’obtempérer et les refus d’obtempérer aggravés, c’est-à-dire ceux qui exposent les autres usagers de la route à un risque de mort ou de blessures graves, ont connu une augmentation préoccupante en France.

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Contrôle routier de la police nationale à Saint-Laurent-du-Var, le 27 novembre 2025. (DYLAN MEIFFRET / MAXPPP)
Contrôle routier de la police nationale à Saint-Laurent-du-Var, le 27 novembre 2025. (DYLAN MEIFFRET / MAXPPP)

En 2024, 515 policiers ont été blessés lors de refus d’obtempérer, indique mardi 10 février sur France Inter la porte-parole de la police nationale, Agathe Foucault. Le nombre de personnes qui prennent la fuite face à un contrôle de police est de plus en plus élevé en France, comme l’a souligné la semaine dernière le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez. Il y a eu 28.200 refus d’obtempérer en 2025, marquant une augmentation de 11 % annuelle. « Le refus d’obtempérer est une situation que tous les policiers rencontrent sur le terrain chaque jour », déplore Agathe Foucault.

Non seulement ces refus de se soumettre à un contrôle sont plus nombreux, mais la part des refus d’obtempérer aggravés, qui mettent en danger les autres usagers de la route à un risque de mort ou de blessures graves, « est également en hausse », indique la porte-parole de la police. Cette part a été « de l’ordre de 22 % en 2025 », contre « 16 % il y a moins de dix ans ».

Les policiers sont parmi les usagers mis en danger. « Chaque année, il y a des blessés. En 2024, nous avons comptabilisé 515 policiers blessés dans le cadre de refus d’obtempérer, ce qui n’est pas justifié dans le cadre d’une mission de police », dénonce Agathe Foucault.

Face à cette situation, « le nombre de tirs sur les véhicules en mouvement a légèrement augmenté entre 2023 et 2024 », précise Agathe Foucault. « Il était de 79 et est passé à 87. Cependant, au cours des dernières années, depuis 2019, ce chiffre a considérablement baissé », car il était alors « de l’ordre de 150 ».

Interrogée sur la possibilité pour les policiers britanniques de tamponner les véhicules pour les intercepter, la porte-parole de la police nationale souligne qu’en France, « cela n’est pas aujourd’hui une option ».



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