« Je n’ai jamais connu un tel niveau de violence », explique le fondateur de l’association Nos Viventia à ICI Orléans.
Publié
Temps de lecture : 3 min
Un homme et deux femmes, militants anti-chasse, ont été agressés mercredi en forêt d’Orléans, dans le Loiret, rapporte ICI Orléans vendredi 13 février. Ils étaient en train de filmer un équipage de chasse à courre à Bouzy-la-Forêt quand ils ont été frappés par une dizaine de veneurs. Ils ont tous les trois déposé plainte.
Le fondateur de l’association Nos Viventia témoigne auprès d’ICI Orléans : « Je n’ai jamais connu un tel niveau de violence », explique Pierre Rigaux. Équipés de caméras et de portables, Pierre Rigaux et deux militantes du collectif AVA-Orléans (pour l’abolition de la vénerie) suivaient mercredi le Rallye de la Brie et le Rallye Fontainebleau.
Lorsqu’un cerf, poursuivi par des chiens, s’est jeté dans un étang, « un veneur a pris une barque pour aller l’achever à coups de dague et ça, les chasseurs n’ont pas voulu que je le filme. Ils m’ont attaqué à ce moment-là », témoigne Pierre Rigaux. Le militant dit avoir été encerclé par une dizaine de militants puis frappé aux mains et aux bras avec le manche en métal d’un épieu et le manche en bois d’un fouet. « Ils ont essayé de me faire tomber avec leurs chevaux et ils ont réussi à arracher mon téléphone et ma caméra qui étaient pourtant sanglés », ajoute-t-il. Son VTT a aussi été volé.
Les deux militantes qui l’accompagnaient font aussi état de violences, l’une d’entre elles affirmant avoir été victime d’une tentative d’étranglement. « J’ai déjà été frappé sur des opérations similaires. Mais là, un cap a été franchi, j’ai vraiment eu peur. Ils étaient nombreux autour de moi avec la volonté de me renverser », ajoute Pierre Rigaux. Après ces incidents, les pompiers et les gendarmes ont été appelés sur place et les trois victimes ont déposé plainte à la gendarmerie de Châteauneuf-sur-Loire pour les violences et le vol de matériels.
La Société de vénerie, qui représente les différents équipages français, précise auprès d’ICI Orléans que les faits ont eu lieu sur un terrain privé et qu’il a été demandé à plusieurs reprises à Pierre Rigaux de quitter les lieux. « On déplore évidemment ce genre de confrontations. Mais quand vous avez des militants qui vous oppressent pendant votre loisirs, on peut comprendre qu’à un moment, les esprits s’échauffent », répond un porte-parole de la Société de vénerie. « On a dépêché une enquête pour faire toute la lumière sur les événements tels qu’ils se sont précisément déroulés. Les
FONTE