La présidente de la Commission européenne s’exprimait depuis Munich, alors que Washington est un allié de moins en moins fiable. Publié le 14/02/2026 à 16:47, cet article aborde les récentes déclarations de Ursula von der Leyen lors de la 62e Conférence de Munich sur la sécurité.
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(ALEXANDRA BEIER / AFP)
L’Union européenne (UE), qui dépend depuis des décennies des États-Unis pour sa défense, doit désormais « passer à la vitesse supérieure » et « assumer ses responsabilités », a affirmé Ursula von der Leyen. Elle a souligné que « la sécurité de l’Europe n’a pas toujours été considérée comme notre responsabilité première. Mais cela a fondamentalement changé », exprimant ainsi la nécessité d’une Europe plus autonome en matière de défense.
Dans le cadre de cette réévaluation des priorités, la présidente a déclaré que pour atteindre ces objectifs, l’Europe doit « s’affranchir de tous les tabous », en évoquant notamment l’utilisation de « la clause de défense mutuelle », un engagement collectif des pays membres de l’UE à se défendre en cas d’agression. « Je pense que le moment est venu de donner vie » à cette clause, qui est prévue dans les traités européens, a-t-elle ajouté.
L’Europe s’est déjà engagée dans un effort de réarmement historique pour disposer d’une défense crédible d’ici 2030, en réponse aux menaces de réduction des investissements américains au sein de l’OTAN, sous l’administration de Donald Trump, et pour se préparer à un éventuel conflit avec la Russie.