Imported Article – 2026-02-24 18:22:50






Pénurie de professeurs remplaçants à l’école Henri Wallon

À l’école primaire Henri Wallon de Villejuif, la colère monte chez certains parents d’élèves. Depuis trois mois, ils font face à une pénurie de professeurs remplaçants. Les enfants d’une classe de CM2, par exemple, ont eu seulement six jours de cours en l’espace d’un mois, faute de remplaçant. Les parents mobilisés ne décolèrent pas.

Une situation critique pour les élèves

Cette maman d’élève de l’école Henri Wallon de Villejuif (Val-de-Marne) est dépitée. Son enfant, dans cette classe de CM2B, n’a pas eu beaucoup de cours depuis la rentrée scolaire. C’est ce qu’elle assure, ce mardi 24 février, en voulant rester anonyme.

Les absences sont longues et pas toujours remplacées, selon cette parente d’élève. « On fait des pieds et des mains à chaque fois pour avoir un remplaçant qui est là pour un ou deux jours, ou une semaine dans le meilleur des cas. Puis il y a de nouveau une latence, ou plutôt une carence, pour les enfants. Sans compter qu’à chaque fois qu’il y a un remplaçant, il ne sait pas trop sur quoi travailler puisqu’il n’a aucune information sur le niveau de la classe », s’indigne-t-elle.

Des démarches auprès des autorités

Les parents mobilisés ont saisi l’inspecteur local de l’Éducation nationale, mais sans réelle avancée, bien au contraire : « Au mois de février, c’était la catastrophe. Sur une période de quatre semaines de cours, les enfants n’ont eu cours que six jours. Il y a eu une période de carence, de nouveau une semaine assurée par un remplaçant, avant une nouvelle semaine sans cours. Les enfants en sont déjà à leur cinquième professeur remplaçant depuis le début de l’année. »

Ils alertent ensuite la députée du secteur (Les Écologistes), Sophie Taillé-Polian, ainsi que la mairie. « La parlementaire rédige un courrier à l’attention du recteur d’académie. La mairie aussi a soutenu notre démarche », ajoute la maman d’élève. Les parents reçoivent alors, un peu plus tard, une réponse de la direction de l’école : « On aurait un remplacement à partir du 9 mars, pendant un mois. C’est mieux que rien, mais je redoute le moment où nous allons arriver début avril. Nous nous retrouverons de nouveau sans rien. »

Les craintes des parents

Un remplacement que souhaitent ces parents, à la suite de craintes rapportées par plusieurs enfants. « Il y a des enfants qui ont dit qu’ils ne voulaient plus aller à l’école, qu’ils avaient la boule au ventre. La maîtresse avait des propos assez humiliants vis-à-vis de certains d’entre eux. Il y a eu un cas de violence un peu physique sur un enfant, ce qui a conduit certains parents à porter plainte vis-à-vis de l’enseignante. » Ma fille adore l’école, elle a toujours loué ses enseignantes. Mais là, elle m’a dit que la maîtresse est méchante, qu’elle ne l’aime pas. Une psychologue scolaire est intervenue dans la classe pour observer ce qui se passait, mais nous n’avons pas eu accès au compte-rendu. Cette enseignante a ensuite enchaîné plusieurs petits arrêts maladie.

Réponse du rectorat

Invité à réagir, le rectorat de Créteil (Val-de-Marne) a répondu ce mardi 24 février par mail. « Un moyen de remplacement est positionné sur cette école à la rentrée, dès le 9 mars 2026 », assurent les services de l’Éducation nationale dans le département. Quant aux absences et aux faits évoqués, le rectorat objecte : « Il s’agit de prolongations d’arrêt maladie difficilement anticipables, et nous n’avons rien du tout par rapport à des mesures conservatoires », concernant d’éventuelles violences allégées par des parents d’élèves.



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