La France Insoumise (LFI) adopte une stratégie méthodique consistant à positionner les grands médias comme un adversaire à part entière. L’objectif est de renforcer ses propres canaux de légitimation, en excluant les voix critiques de la presse traditionnelle.

DÉCRYPTAGE
Mercredi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a qualifié le rapport de LFI envers la presse de « totalitaire et complotiste ». Ce jugement fait suite à l’organisation d’une conférence de presse excluant les médias traditionnels, ce qui a suscité de vives réactions.
Lors d’une réunion publique à Paris dans le cadre de sa campagne pour les municipales, la candidate LFI Sophia Chikirou a exhorté son auditoire à « virer les fascistes des médias », précisant qu’elle visait principalement certains journalistes qu’elle a qualifiés de « nazis à petits pieds » sur les plateaux de télévision.
Le contexte s’est intensifié avec l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Face à ces accusations, LFI semble mis en cause et cherche à inverser la situation en se posant comme une victime d’un supposé « bloc médiatique » hostile. Une telle tactique vise à délégitimer les critiques et à poser le parti d’extrême gauche comme la cible de conspirations orchestrées par la presse.
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