César 2026 : Un véritable travail déquipe, réagit le preneur de son du Chant des forêts






Marc Namblard : un travail de patience pour capturer les sons de la forêt

Entre les avions, les bruits de tronçonneuse et de quads, capter les bruits de la forêt a été un vrai travail de patience, raconte à France Inter l’audio-naturaliste Marc Namblard. Publié le 26/02/2026 à 07:27, cet article met en lumière le travail de ce passionné, nommé à la cérémonie des César pour le « meilleur son » du documentaire Le Chant des forêts, réalisé par Vincent Meunier.

Marc Namblard, audio-naturaliste, le 23 juin 2018. (Alexandre MARCHI / MAXPPP)
Marc Namblard, audio-naturaliste, le 23 juin 2018. (Alexandre MARCHI / MAXPPP)

« Je ne vous cache pas que ça fait plaisir. C’est avant tout un travail d’équipe », déclare Marc Namblard, qui a été impliqué dans la production de ce documentaire regardé par plus d’un million de spectateurs depuis sa sortie le 17 décembre. Il a également été nommé dans la catégorie « meilleur film documentaire ».

En expliquant l’importance du film, il poursuit : « Il nous paraissait essentiel d’évoquer toutes ces petites créatures qui peuplent nos forêts, près de chez nous, et auxquelles on ne fait pas vraiment attention ». Ces « petits cœurs qui battent », comme le souligne le film, méritent l’attention. « C’est une très belle expression et il est peut-être temps de tendre l’oreille vers ces petits cœurs qui battent là-haut », ajoute-t-il.

Marc Namblard explique que le son n’a pas été enregistré en même temps que l’image. « Vincent Meunier est venu filmer les oiseaux et moi je suis venu sur le même site, quelques heures après, pour installer des micros et enregistrer le même type de comportement que celui qu’on a à l’image », détaille-t-il. Le son et l’image sont ensuite assemblés en post-production.

Passionné par l’enregistrement des sons de la nature depuis l’enfance, Marc Namblard utilise désormais un matériel sophistiqué. Il décrit son équipement comme ayant « un micro parabolique très adapté au chant des oiseaux ». Grâce à cette technologie, « l’oiseau qui est à 20 mètres en haut de l’arbre va nous paraître beaucoup plus proche ».

Marc Namblard exprime également son inquiétude. Lors des tournages, sa hantise était le survol de la forêt par des avions : « Il faut produire beaucoup d’enregistrements pour espérer avoir des belles choses entre les avions, les bruits de tronçonneuse, et de quads », rappelle-t-il, soulignant la complexité de son métier.



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