La double confrontation en barrages avec l’AS Monaco devait permettre au club de la capitale de monter en puissance. Elle n’aura servi qu’à souligner ses insuffisances. En effet, le PSG a réussi à se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, mais la manière dont cela a été accompli laisse de nombreuses zones d’interrogations.
Publié .
Temps de lecture : 5 min
/2026/02/25/000-98y28aa-699f791b79c84593274985.jpg)
Une performance en demi-teinte
Le PSG ne manquera pas le rendez-vous des huitièmes de finale de la Ligue des champions. La mission a été accomplie, mercredi 25 février, en barrages contre l’AS Monaco (3-2 puis 2-2), mais on pourrait dire que le champion d’Europe en titre n’est pas, à l’évidence, au même niveau que l’an passé au même stade de la compétition. L’absence de réelle intersaison et une cascade de blessures vécues à l’automne expliquent ces difficultés.
Luis Enrique a adopté son attitude habituelle en conférence de presse d’après-match. Selon lui, il n’y a aucune raison de dramatiser : « S’il y a une équipe prête pour jouer les prochains tours, c’est nous. On est habitués à [affronter les meilleures équipes et les situations difficiles]. Bien sûr qu’on peut s’améliorer. Bien sûr qu’on veut s’améliorer. Mais l’adversaire était de très haut niveau. Il faut être content d’avoir surmonté ce moment compliqué en première période ».
Des doutes persistants
Le coach monégasque, Sébastien Pocognoli, a également commenté le niveau du rival : « Je n’ai pas beaucoup regardé le PSG la saison passée parce que j’étais en Belgique. Quand on a joué contre eux, mon équipe ne s’est pas trouvée inférieure à tous les niveaux ». Sur les 108 minutes de jeu où les deux équipes ont évolué à onze contre onze, l’ASM l’emporte 3-2. Le PSG a marqué trois buts en profitant d’une supériorité numérique.
Avant ces tournants, l’équipe de Luis Enrique a éprouvé de grandes difficultés dans son animation offensive. Elle a davantage de mal à percer les défenses et s’en remet beaucoup plus aux centres, parfois au détriment de la construction de jeu. L’absence d’Ousmane Dembélé, qui était en pleine forme à cette même période l’année dernière, n’aide pas.
Des failles défensives
Défensivement, Luis Enrique avait tenté d’éteindre les critiques en amont du match. Cependant, l’ASM a gâché plusieurs occasions franches. Sur ses huit dernières sorties en Ligue des champions, le PSG a encaissé au moins deux buts à six reprises. Marquinhos, bien qu’ayant marqué, a connu des difficultés face à Folarin Balogun, qui a su exploiter les failles de la défense parisienne.
Enfin, l’attitude parisienne face à l’égalisation à dix contre onze de Jordan Teze en fin de match a suscité de nombreuses interrogations. Luis Enrique n’a pas souhaité s’épancher sur ce sujet, mais son équipe doit faire face à des défis importants pour réussir à réaliser son rêve d’un second sacre consécutif en Ligue des champions.
Il ne reste que deux semaines avant le huitième de finale aller, et le PSG doit travailler dur pour s’améliorer et trouver l’alchimie nécessaire à son succès prochain.