Au Théâtre de Poche-Montparnasse, à Paris, la comédienne Brigitte Fossey propose une lecture exceptionnelle de « Moby Dick » d’Herman Melville, grand classique de la littérature mondiale. Cette forme d’interprétation offre une plongée immersive dans l’œuvre d’un des plus grands écrivains américains.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
La comédienne Brigitte Fossey était l’invitée du journal de 23h de Franceinfo, mercredi 25 février. Actuellement, elle propose une lecture exceptionnelle de Moby Dick, chef-d’œuvre de la littérature mondiale signé Herman Melville, au Théâtre de Poche-Montparnasse, à Paris, tous les lundis à 19h jusqu’au 30 mars prochain. L’histoire raconte la terrible obsession d’un marin partant à la recherche d’une baleine blanche qui lui a arraché la jambe.
Jean-Christophe Galeazzi : Pour quelle raison avez-vous choisi Moby Dick ?
Brigitte Fossey : C’est pour une raison poétique parce que j’ai une passion pour la mer et les baleines. J’ai fait un film au Canada et j’ai vu les baleines, ce sont des animaux extraordinaires. Là (dans Moby Dick), on observe la vie des marins, on apprend tout sur l’océan. Comme c’est une baleine blanche, elle fait rêver. C’est un monstre qui a la magie de la divinité. En général, ce sont les apparitions divines qui sont blanches. Mais là, c’est un monstre. Il y a une sorte de fascination de l’horreur qui est extraordinaire. Il y a aussi une étude de ce qu’est le fanatisme. Vous avez des jeunes sauvages qui risquent leur vie. Un chef leur dit : il faut haïr la baleine, on va arrêter de chasser les autres, on va en chasser juste une seule. Cette revanche les mène à la mort.
Le capitaine Achab est un héros tragique, fou, ou simplement un homme blessé ?
Il est tout ça, c’est-à-dire que c’est un être humain. On a tous notre obsession, on a tous notre haine, et c’est vrai qu’on la maîtrise plus ou moins bien, surtout aujourd’hui.