
DÉCRYPTAGE – Un enlisement du conflit au Moyen-Orient risque de provoquer un choc inflationniste et de dérailler la croissance.
Trafic aérien suspendu, envolée des prix de l’énergie, routes maritimes bloquées, Bourses chahutées, tourisme à l’arrêt… Au cinquième jour de la guerre en Iran, l’onde de choc est déjà mondiale. De par le poids économique des pays du Golfe et leur rôle crucial dans l’approvisionnement mondial en pétrole et gaz, le conflit, s’il s’éternise, pourrait faire dérailler la croissance mondiale.
L’or noir à plus de 100 dollars
L’onde de choc frappe de plein fouet les hydrocarbures. Dès samedi, jour du déclenchement de l’offensive, les prix sont partis à la hausse. Les cours du gaz européen ont bondi de 32 euros par MWh vendredi avant les attaques à 49 euros mercredi, tandis que le cours du baril de brent a grimpé de 72 à 82 dollars. La clé, c’est le détroit d’Ormuz, qui voit transiter un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux. Il est actuellement fermé, avec un contrôle total de la marine iranienne, ont déclaré mercredi les gardiens de la révolution.
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