Deux hommes, nés respectivement en 1988 et 1990, ont été interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte après la découverte d’une tête de cochon et d’une affiche à caractère antisémite devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi. Cette information a été confirmée par le parquet de Nice, qui a annoncé vendredi 6 mars la mise en examen des suspects.
Les deux suspects, de nationalité tunisienne, ont été arrêtés à Nice pour l’un, et en Seine-et-Marne pour l’autre. Ils nient les faits et doivent être présentés vendredi 6 mars dans l’après-midi à un juge d’instruction. Le parquet de Nice avait ouvert une enquête pour « menaces et outrage envers une personne dépositaire de l’autorité publique » ainsi que pour « provocation à la haine et à la violence à raison de la religion ».
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Les deux suspects, entendus à plusieurs reprises, contestent toute participation aux faits. Le plus âgé, né en 1988, a déclaré avoir contesté toute implication, tandis que le second, né en 1990, a reconnu « la participation à certains actes préalables tout en contestant son implication directe et volontaire ». Le plus âgé a déjà été condamné pour « travail dissimulé », « conduite sans permis » et « vol en réunion ». Il se présente comme « titulaire d’un doctorat en informatique et auto-entrepreneur » et est « titulaire d’un récépissé de demande d’asile ». Le plus jeune, quant à lui, a déjà été condamné pour « infractions à la législation sur les stupéfiants » et se trouve « en situation irrégulière sur le territoire national, travaillant de manière non déclarée sur des chantiers ».
Une information judiciaire a été ouverte pour :
- violences sur un élu public sans incapacité aggravé par une circonstance en l’espèce en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion
- provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion
- accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel
- association de malfaiteurs en vue de la commission de délits
Le 27 février, alors qu’il rentrait chez lui, le maire de Nice et son épouse ont découvert « accrochée au portail » de leur résidence « une tête de porc coupée en deux avec une affiche en papier clouée dessus portant son portrait, une étoile de David » ainsi qu’un message injurieux. L’élu, candidat à sa réélection aux municipales des 15 et 22 mars, a qualifié cet acte d’« abject » et a annoncé son intention de porter plainte.