Deux individus placés en examen suite à la découverte dune tête de cochon devant la maison de






Enquête sur des menaces envers le maire de Nice

Deux hommes, nés respectivement en 1988 et 1990, ont été interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte après la découverte d’une tête de cochon et d’une affiche à caractère antisémite devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi. Cette information a été confirmée par le parquet de Nice, qui a annoncé vendredi 6 mars la mise en examen des suspects.

Les deux suspects, de nationalité tunisienne, ont été arrêtés à Nice pour l’un, et en Seine-et-Marne pour l’autre. Ils nient les faits et doivent être présentés vendredi 6 mars dans l’après-midi à un juge d’instruction. Le parquet de Nice avait ouvert une enquête pour « menaces et outrage envers une personne dépositaire de l’autorité publique » ainsi que pour « provocation à la haine et à la violence à raison de la religion ».

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Le maire sortant de Nice, Christian Estrosi, le 4 mars 2026. (VALERY HACHE / AFP)
Le maire sortant de Nice et candidat à sa réélection Christian Estrosi, le 4 mars 2026. (VALERY HACHE / AFP)

Les deux suspects, entendus à plusieurs reprises, contestent toute participation aux faits. Le plus âgé, né en 1988, a déclaré avoir contesté toute implication, tandis que le second, né en 1990, a reconnu « la participation à certains actes préalables tout en contestant son implication directe et volontaire ». Le plus âgé a déjà été condamné pour « travail dissimulé », « conduite sans permis » et « vol en réunion ». Il se présente comme « titulaire d’un doctorat en informatique et auto-entrepreneur » et est « titulaire d’un récépissé de demande d’asile ». Le plus jeune, quant à lui, a déjà été condamné pour « infractions à la législation sur les stupéfiants » et se trouve « en situation irrégulière sur le territoire national, travaillant de manière non déclarée sur des chantiers ».

Une information judiciaire a été ouverte pour :

  • violences sur un élu public sans incapacité aggravé par une circonstance en l’espèce en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion
  • provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion
  • accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel
  • association de malfaiteurs en vue de la commission de délits

Le 27 février, alors qu’il rentrait chez lui, le maire de Nice et son épouse ont découvert « accrochée au portail » de leur résidence « une tête de porc coupée en deux avec une affiche en papier clouée dessus portant son portrait, une étoile de David » ainsi qu’un message injurieux. L’élu, candidat à sa réélection aux municipales des 15 et 22 mars, a qualifié cet acte d’« abject » et a annoncé son intention de porter plainte.



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