Ryan Gosling, comédien, était l’invité du journal de 20 heures ce mercredi 11 mars 2026. Il sera à l’affiche de « Projet Dernière Chance », en salle le mercredi 18 mars. Ce film est l’un des plus attendus de l’année, et Gosling tenait à le présenter personnellement au public français.
Le film et ses enjeux
Léa Salamé : Ce film, c’est l’histoire d’un professeur de sciences au lycée, un type normal qui va se réveiller dans un vaisseau spatial, dans une autre galaxie. C’est un cauchemar. Vous vous trouvez tout seul dans ce vaisseau spatial, sauf que vous comprenez que vous avez la mission de sauver le monde d’une extinction du soleil, et que vous n’êtes pas seul dans cette mission, puisqu’il y a un alien à côté de vous pour vous accompagner. Au début, vous le découvrez, il va vous imiter dans vos mouvements. Et très vite, vous devenez amis. Ce qui est vraiment touchant et fort dans ce film, c’est que c’est la rencontre entre deux solitudes.
Ryan Gosling : C’est le meilleur film, le plus abouti que j’ai fait de ma vie. Six ans que j’y travaille. C’est un travail de longue haleine et c’est un film très spécial. C’est un film extrêmement ambitieux, extrêmement difficile aussi, mais ça vous transporte. C’est l’histoire la plus émouvante que j’ai jamais réalisée. Ce projet, c’était un projet presque méta. Tout semblait impossible, le tournage, la mission en elle-même. Il fallait une équipe exceptionnelle, la meilleure du monde. C’est précisément ces gens-là qu’on a réussi à mobiliser, le haut du panier. C’est fascinant de travailler dans un tel environnement.
Une nouvelle approche du premier contact
Léa Salamé : Vous parlez de première rencontre, pouvez-vous développer cela ?
Ryan Gosling : En effet, c’est extraordinaire. C’est une version du premier contact entre l’homme et l’extraterrestre, mais une version tout à fait nouvelle. Ce n’est pas un alien ordinaire, et tout est difficile avec lui. Les deux personnages ne peuvent pas être dans la même pièce. Ils ne peuvent pas communiquer au départ. Il y a beaucoup d’obstacles à surmonter. En conséquence, cette amitié, on a tellement travaillé pour la développer qu’à la fin du film, j’ai énormément d’émotions. On est prêt à se sacrifier pour l’autre.
La connexion avec un alien
Léa Salamé : Et c’est comment d’être ami avec un alien ?
Ryan Gosling : Ça dépend avec quel type d’alien on est. Et là, cette personne-là, c’est le meilleur ami dont on peut rêver. J’ai passé énormément de jours de tournage tout seul avant de commencer la phase avec Rocky. Avant cela, je ne voulais qu’une chose : parler à quelqu’un, avoir un ami. Nous avons décidé de tourner sans effets spéciaux, on a eu recours à des marionnettistes. Rocky est là, parmi nous. Il y avait des moments où vraiment, j’avais l’impression d’être ami avec un alien.
Références cinématographiques et objectifs personnels
Léa Salamé : On pense évidemment à E.T., le chef-d’œuvre de Spielberg. Est-ce que ça a été une de vos références ?
Ryan Gosling : Je voulais faire un film pour mes enfants, un film dont ils puissent se souvenir en grandissant, une expérience au cinéma, mais sans effets spéciaux. Ce que je voulais aussi, c’est un film qui soit une vision de l’avenir réaliste et optimiste. J’ai eu une énorme chance de donner à la génération de mes enfants un film de cette envergure.
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