L’équipe française de rugby affronte samedi 14 mars l’Angleterre au terme du Tournoi des VI Nations. Les deux meilleurs ennemis aiment jouer de cette rivalité qui flirte souvent avec une admiration réciproque.
Retour de nos frères ennemis
Entre Français et Anglais, nous avons toujours mille et une raisons de nous chicaner. « Leur petit déjeuner est moins bon que le nôtre », lance une supportrice. « Ils ne roulent pas du bon côté », remarque une autre. « On adore les détester », résume une passante.
Il existe tout de même un certain contentieux entre Anglais et Français depuis 1906 et le premier match du tournoi des VI Nations à Paris. Les Anglais ont longtemps gagné, les Français ont souvent subi. Le crunch, c’est le moment crucial, cette confrontation un brin rugueuse où l’on ne s’offre pas seulement des bouquets de roses. « On aime les détester, mais on aime les jouer aussi, parce qu’il n’y a rien de plus beau et de plus valorisant que de gagner des gros matchs contre des nations qui font partie des meilleures du monde, et malgré tout, l’Angleterre en fait partie », analyse Vincent Clerc, ancien joueur de l’équipe de France de rugby.
Un regard croisé sur le jeu
En parlant de fleurs, pourquoi ne pas se complimenter l’un l’autre ? « Ils jouent ensemble comme des frères », observe un Anglais à propos de l’équipe de France de rugby. Du côté français, les compliments sont moins gentils. « Les Anglais sont cliniques. Nous, les Français, on n’est plus des artistes », assure un supporter. « Je crois que l’arrogance, c’est propre aux Anglais », confie un autre.
Samedi 14 mars, les Bleus doivent l’emporter pour gagner le tournoi, et seuls leurs meilleurs ennemis peuvent les en empêcher.