Parmi les philosophes les plus renommés de sa génération, Jürgen Habermas avait notamment défendu la naissance d’une Europe fédérale comme remède au nationalisme.
/2026/03/14/043-dpa-pa-161023-99-909069-dpai-69b57161847a3340782566.jpg)
Publié le , Mis à jour le
Temps de lecture : 1 min
Jürgen Habermas est mort à l’âge de 96 ans à Starnberg, dans le sud de l’Allemagne. Ce philosophe était l’intellectuel allemand le plus influent de sa génération. Il était impliqué dans tous les grands débats de l’après-guerre et voyait en l’Europe le seul remède à la montée des nationalismes. Il a consacré ses dernières années à promouvoir un projet fédéral européen pour éviter que le Vieux Continent ne retombe dans les rivalités nationalistes, comme au XXe siècle.
Tout au long de sa vie, il a associé philosophie et politique, ainsi que pensée et action, ce qui lui a valu de multiples distinctions à travers le monde. Après avoir été le porte-voix de la contestation étudiante allemande dans les années 1960, il en est devenu la cible trente ans plus tard, dénonçant les risques d’un « fascisme de gauche » pour l’État de droit. En 1989, il a critiqué les modalités de la réunification allemande, essentiellement guidée par les exigences du marché, qui ont fait « du Deutsche Mark son étendard ».
Né le 18 juin 1929 à Düsseldorf, Jürgen Habermas avait été incorporé aux Jeunesses hitlériennes mais il était trop jeune pour avoir participé activement à la guerre. En tant qu’adolescent, il a été profondément marqué par l’effondrement du nazisme.
À regarder
-
/2026/03/12/vignette-shuffle-69b284ce6f207718027173.jpg)
La fabrique des guides pour les adolescentes Lecture : 3 min
-
/2026/03/10/cover-insta-new-5-69b05e1d2bb30530718534.jpg)
En plein direct, Fabrice Luchini rejoue une scène de son film Lecture : 2 min