De l’enfant qu’on habillait (presque) comme on voulait, il reste un préado ou un collégien qui, par souci de confort, ne quitte plus jamais son bas de survêtement.
« Ça m’agaçait de le voir tout le temps habillé en jogging », se rappelle Elsa. À 50 ans, cette hôtesse d’accueil résidant à côté de Tours ressent encore l’exaspération de l’époque (pas complètement révolue) où son fils adolescent ne voulait rien enfiler d’autre qu’un « joggo », comme il appelait son pantalon de survêtement. « Il n’y avait rien à faire, on avait beau essayer de lui trouver des vêtements sympas, il ne voulait porter que ça à la maison et à l’extérieur. Il disait que c’était son style et qu’il trouvait ça beau… Ça a duré ainsi tout le collège. »
Une situation loin d’être confinée à sa famille, au contraire : « On en discutait avec les autres mamans, nous n’en pouvions plus de n’acheter que des joggings dans nos sorties shopping. Je ne sais pas si c’était plus pour eux ou pour nous, mais nous voulions toutes passer à autre chose… » Virginie, assistante maternelle de 42 ans, acquiesce. Son ado de 15 ans ne jure que par ces pantalons « informes ». Une obsession qu’il partage avec d’autres adolescents.
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