Pour son retour sur le terrain après un Euro décevant, l’équipe de France a remis les pendules à l’heure face à une équipe qui l’avait battue en janvier, avec une victoire de 29-26 jeudi au Mans.
France Télévisions – Rédaction Sport
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Pas de place pour les sentiments. Face à l’équipe avec laquelle il a disputé plus de 150 matchs et gagné deux médailles olympiques en 1996 et 2000, l’Espagnol Talant Dujshebaev s’est offert une victoire pour sa première à la tête des Bleus, jeudi 19 mars au Mans (29-26). Le technicien avait repéré « des petites améliorations » à apporter au jeu de l’équipe de France, battue par l’Espagne (36-32) et éliminée au tour principal du dernier Euro. Et ses joueurs ont réussi à inverser la tendance.
Pour sa première liste, Talant Dujshebaev avait déjà tranché dans le vif en ne sélectionnant pas Rémi Desbonnet, gardien numéro 1 sous Guillaume Gille. Charles Bolzinger, propulsé à cette position, a bien rempli sa mission jeudi soir en première période (31 % d’arrêt, 6/19), aidé par une défense plus solide que lors du dernier Euro. Le changement total de joueurs de champ au quart d’heure de jeu a désorganisé un peu cette équipe de France. Mais le but recherché était avant tout de donner du temps de jeu et de tester des options moins installées dans ce collectif, comme Eliott Desblancs, qui a connu sa première sélection.
Les Bleus ont vu l’Espagne recoller au score (16-15 à la pause), mais la mentalité de Talant Dujshebaev étant de toujours « gagner, gagner, gagner », le sélectionneur a réinstallé des cadres sur le terrain au retour des vestiaires, mais a conservé Drevy Paschal, auteur d’un très bon 7/7, et Valentin Kieffer dans les buts, auteur d’arrêts spectaculaires. Le travail se poursuivra pour les Bleus afin d’intégrer la nouvelle philosophie de jeu de leur sélectionneur, avec un deuxième match amical contre l’Espagne, à Ciudad Real, dimanche.