Selon une estimation Ipsos-BVA-Cesi école d’ingénieurs, le maire sortant, Grégory Doucet, a recueilli 53,1 % des voix lors du second tour des élections municipales à Lyon, contre 46,9 % pour son rival Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite et le centre. Cette victoire vient infirmer les sondages réalisés depuis plusieurs mois, qui semblaient prédire une autre issue.
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Grégory Doucet a ainsi plié le match retour après avoir remporté la première manche de justesse. L’écologiste a su renverser la tendance annoncée par les sondages durant des mois. Il a été réélu maire de Lyon avec 53,1 % des voix lors du second tour des élections municipales, qui a eu lieu le dimanche 22 mars, alors que son grand rival Jean-Michel Aulas, soutenu par le centre et la droite, a obtenu 46,9 % des suffrages, selon les estimations d’Ipsos-BVA-Cesi pour France Télévisions, Radio France et LCP-Public Sénat.
Le maire sortant a pu compter sur les voix d’électeurs de La France insoumise pour rester à l’hôtel de ville. La candidate insoumise, Anaïs Belouassa-Cherifi, troisième qualifiée lors du premier tour avec 10,41 % des suffrages, avait rejoint la liste de Doucet dès le lundi, dans le cadre d’une « fusion technique », considérée comme une « alliance de la honte » par Jean-Michel Aulas.
Longtemps donné ultra-favori, Aulas, l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, a connu une fin de campagne difficile, notamment après un débat télévisé qui a eu lieu le 24 février, durant lequel il a peiné à convaincre. Au premier tour, il s’est également fait rattraper par Grégory Doucet, terminant deuxième avec 36,78 % des voix contre 37,36 % pour le candidat de la gauche. Jean-Michel Aulas a ensuite refusé de participer à un débat d’entre-deux-tours, indiquant que Doucet avait fait alliance avec La France insoumise.
À la veille du second tour, Aulas espérait bénéficier de réserves de voix « partout ». Il a déclaré qu’elles étaient chez les abstentionnistes, ainsi que chez les électeurs de gauche qui ne souhaitaient pas d’accord avec les insoumis, et chez les votants centristes de Georges Képénékian. Interrogé sur la possibilité de rallier les électeurs d’extrême droite, il avait affirmé ne pas vouloir donner de consignes à cet égard, malgré le fait que « chaque votant a le droit de s’exprimer ».
La participation lors de ce deuxième tour devrait s’élever à 66 %, selon Ipsos-BVA, en hausse par rapport au premier tour dans la préfecture du Rhône (64,5 %).
Par ailleurs, la campagne électorale à Lyon a été impactée par l’agression mortelle de Quentin Deranque. La France insoumise a été largement critiquée pour ses liens avec la Jeune Garde antifasciste, dont certains membres sont suspects d’être impliqués dans le décès du militant d’extrême droite. Dans ce contexte, le candidat de la droite et du centre a tenté de lancer un front « anti-insoumis », sans succès.
Lors de ces élections, les Lyonnais ont également pour la première fois glissé des bulletins dans trois urnes différentes, conséquence de la réforme dite « PLM » : une pour leurs conseillers municipaux, une pour leurs conseillers d’arrondissement, et une dernière pour leurs conseillers métropolitains.