Le dirigeant a refait son retard ces dernières semaines, après avoir été largement distancé par son rival Janez Jansa, proche du Premier ministre hongrois Viktor Orban.
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Le Premier ministre slovène Robert Golob a revendiqué la victoire aux élections législatives de son pays, dimanche 22 mars. Son parti a distancé d’une courte tête la formation de l’ancien Premier ministre Janez Jansa.
« Puisque nous avons reçu la confiance du peuple, nous pouvons maintenant envisager d’avancer sous un soleil libre », a déclaré le vainqueur devant ses soutiens réunis dans son quartier général de Ljubljana, saluant un vote « en faveur de la démocratie ».
Son Mouvement pour la liberté (GS) a rassemblé 28,62 % des voix, lui permettant d’obtenir 29 sièges après le dépouillement de 99,85 % des bulletins. Soit un siège de mieux seulement que le Parti démocratique slovène (SDS) de Janez Jansa qui a récolté 27,95 %, dans ce scrutin qui a vu une participation forte de près de 70 %.
Longtemps largement distancé dans les sondages, Robert Golob, 59 ans, a refait son retard ces dernières semaines grâce à des mesures populaires, dont la revalorisation des pensions de retraite, mais aussi en raison du contexte international qui lui a offert des arguments. La guerre en Iran a ouvert « un large espace de critique » aux partis de gauche, alors que la proximité de Janez Jansa avec le président américain Donald Trump l’a contraint à rester en retrait, estime ainsi le responsable du supplément dominical du journal slovène Delo, Ali Zerdin.
Proche du Premier ministre hongrois Viktor Orban, son adversaire Janez Jansa, 67 ans, a mené une campagne axée sur le retour aux « valeurs slovènes », dont celles de la « famille traditionnelle », et avait promis de « fermer le robinet » de l’argent public à certaines ONG. Lors de son troisième mandat de 2020 à 2022, il avait multiplié les passes d’armes avec l’Union européenne et tenté de museler les médias, nourrissant les critiques sur une dérive illibérale.
Janez Jansa a dénoncé les problèmes techniques rencontrés par le site internet de la commission électorale. Il a également annoncé son intention « de recompter chaque voix dans tous les bureaux de vote ». « La Slovénie mérite la stabilité, mais je doute qu’elle l’obtienne au vu des résultats », a-t-il ajouté.
Cinq autres partis sont en mesure d’entrer au Parlement slovène, et au jeu des alliances possibles, aucun des deux camps ne semble en mesure d’obtenir la majorité absolue des 90 sièges. Le parti europhobe Resnica, qui obtient cinq sièges, pourrait être le faiseur de roi, estime Uros Esih, journaliste au quotidien Delo. Robert Golob a ajouté qu’il recevrait lundi tous les partis représentés au Parlement pour discuter de la formation d’une coalition, ajoutant s’attendre à ce que les négociations durent un certain temps.