Les danseurs sur glace français participeront à partir de vendredi aux championnats du monde de patinage artistique à Prague (République tchèque). Ils n’ont pas encore décidé de la suite qu’ils donneront à leur carrière à l’issue de la saison.
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Présenter une dernière fois des programmes qu’ils chérissent, profiter d’une compétition avec l’esprit plus léger, et aussi tenter de « surpasser le blues post-olympique ». Telles sont les motivations avancées par les danseurs sur glace français Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry pour justifier leur choix de participer aux Mondiaux de patinage artistique à partir de vendredi 27 mars à Prague. Ils seront les seuls champions olympiques présents à ces championnats.
Lors d’un point presse en visioconférence, auquel franceinfo: sport a participé le 20 mars, ils sont revenus sur le tourbillon médiatique post-JO et leur retour à l’entraînement. Cependant, les deux amis n’ont pas clarifié la suite qu’ils souhaitaient donner à leur carrière.
Vous serez les seuls champions olympiques présents aux Mondiaux. Pourquoi avoir décidé de venir ?
Laurence Fournier Beaudry : On avait comme objectif de faire la saison complète jusqu’aux championnats du monde. Ce seront nos tout premiers Mondiaux. Donc, on voit un peu cette expérience-là comme une autre première à faire. Et puis, cela permet un peu de surpasser le blues post-olympique, on ne tombe pas dans un temps mort.
Guillaume Cizeron : En tant que compétiteurs, on est des chasseurs de médailles. On aimerait bien être champions du monde ensemble. C’est certain qu’on est les favoris, donc il y a un peu moins de pression. Je pense qu’il y a aussi juste l’envie de performer et de faire honneur à nos deux programmes qu’on aime beaucoup. Puis pour nous, le côté spectacle est important.
À quoi ont ressemblé les semaines après votre titre aux JO de Milan Cortina ?
Laurence Fournier Beaudry : On a fait notre tournée médiatique à Paris, avec la cérémonie pour les médaillés français des Jeux à Albertville. Puis, on est retournés à la maison à Montréal et on est tombés tous les deux malades. Je suis restée environ six jours au lit. Je crois que la pression a redescendu d’un coup.
Après, nous avons fait une petite célébration avec notre équipe pour les remercier de leur soutien. Ensuite, nous avons repris l’entraînement et nous sommes partis en Lituanie pour un gala. Et maintenant, nous sommes dans notre dernière semaine d’entraînement en prévision des Mondiaux. C’est passé très vite. Nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous reposer ou de décompresser.
Comment s’est passée la reprise de l’entraînement ?
Guillaume Cizeron : Nous avons essayé de reprendre il y a trois semaines. J’ai été malade en premier, puis Laurence l’a été. Donc au début, j’ai patiné seul en pensant que ça allait mieux, mais je suis retombé malade. Nous avons réellement repris il y a deux semaines. Nous avons patiné trois jours avant de partir en Lituanie, avant de reprendre lundi 16 mars. L’enjeu, c’est de revenir à un état de forme qui nous permette d’être performants, puis d’essayer de continuer à prendre du plaisir.
Laurence Fournier Beaudry : Les deux ou trois premiers jours de reprise d’entraînement ont été plus difficiles, mais ça revient très vite. Nous sommes des athlètes dans l’âme, cela fait des années que nous faisons ça.
On est toujours très surpris de voir à quel point le corps se rappelle très bien de ce qu’il doit faire.