En France, à l’image d’une nouvelle génération de célébrités, les trentenaires entretiennent un rapport de plus en plus décomplexé vis-à-vis de la médecine esthétique et n’hésitent plus à partager leur expérience avec leur entourage.

«Quelqu’un a une bonne adresse pour du Botox ?» En story sur le réseau social Instagram, Henri, 31 ans, pose la question à ses abonnés, comme certains demandent des bons plans vacances ou postent leurs recherches de logement. Sans complexe, donc. «J’ai toujours dit ouvertement que je ferai des injections », assume-t-il quand on l’interroge.
Pas de quoi surprendre Juliette, ni sa bande d’amies. Depuis qu’elles ont passé le cap des 30 ans, elles ont décidé d’une règle pour l’argent en trop après l’achat du cadeau avec les cagnottes d’anniversaire : il finit dans une enveloppe pour «se payer des injections ».
Ces deux trentenaires sont représentatives d’une génération qui n’a plus de tabou à parler médecine esthétique, définie par l’association française comme «l’ensemble de techniques de soins médicaux spécifiques, sans chirurgie, destinés à améliorer les problèmes disgracieux, liés ou pas aux effets du vieillissement, du corps ou du visage ».
Un Phénomène en Croissance
Dans l’Hexagone, la pratique de la médecine esthétique se répand. Cette tendance témoigne d’une nouvelle approche des soins personnels et du bien-être.
Bien que la médecine esthétique ait longtemps été considérée comme un sujet tabou, les jeunes adultes aujourd’hui se montrent de plus en plus ouvertement favorables à ces interventions. L’acceptation de cette pratique est souvent liée à l’image véhiculée sur les réseaux sociaux, où le partage d’expériences est devenu monnaie courante.
La médecine esthétique ne se limite pas seulement à des procédures comme le Botox. Elle englobe un large éventail d’options allant des traitements de la peau, tels que les peelings chimiques, aux interventions non chirurgicales comme les fillers. Les jeunes adultes sont encouragés à prendre soin de leur apparence et à investir dans leur bien-être, ce qui les amène à rechercher ces services sans hésitation.
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Avec cette évolution des mentalités sur la beauté et le corps, il est probable que nous verrons encore plus de discussions autour de la médecine esthétique dans les années à venir. Les trentenaires d’aujourd’hui pourraient en effet devenir les précurseurs d’une acceptation générale des soins esthétiques.