Imported Article – 2026-04-02 16:00:59



Lors d’une audition marquée par des échanges tendus, les grands noms de l’audiovisuel français, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, ont été confrontés à des accusations sérieuses formulées par le rapporteur Charles Alloncle. Au terme de plus de trois heures de discussions, l’atmosphère était particulièrement houleuse, entre invectives et échanges vifs.

L’audition s’achève après des échanges houleux

Le rapporteur Charles Alloncle a été la cible principale des critiques d’un Matteo Pigasse et d’un Xavier Niel agressifs, qui n’ont pas hésité à parler de « fausses informations » à son sujet. Ce direct a également pris fin, avec des remerciements aux participants, avant un nouveau rendez-vous sur le site du Figaro.

L’audiovisuel public, un accès pour tous

Xavier Niel a défendu l’audiovisuel public, affirmant qu’il devait s’adresser à tous, avec des programmes qui n’ont pas nécessairement une rentabilité économique, mais qui demeurent nécessaires. Matthieu Pigasse a abondé dans ce sens, plaidant pour un accès équilibré à la culture, en soulignant l’importance d’une information vérifiée.

Matthieu Pigasse refuse de se taire

Dans une réplique cinglante, Matthieu Pigasse a affirmé : « Vous ne me ferez pas taire, Monsieur Alloncle, ni aujourd’hui, ni demain. » Il a ainsi défendu la légitimité de ses prises de position publiques, qualifiées par Alloncle de violations de la trêve électorale.

Xavier Niel critique la commission d’enquête

Xavier Niel a évoqué la commission comme un « one-man show » et a reproché au rapporteur d’avoir diffusé des mensonges. Il a insisté sur l’importance d’une écoute réelle des réponses formulées durant les auditions, critiquant la méthode employée.

Les accusations de propos homophobes

Le rapporteur Alloncle a récemment interrogé Pigasse sur son rôle dans le festival des Eurockéennes de Belfort, en soulignant les controverses entourant des artistes aux propos jugés homophobes et antisémites. Cette attaque a été vigoureusement réfutée par Pigasse, qui a réaffirmé son engagement contre toutes formes de discrimination.

Disponibilité de l’audiovisuel public pour 4 euros par mois

Pigasse a également défendu le modèle économique de l’audiovisuel public, arguant que la France investit 4 milliards d’euros, soit environ 4 euros par mois par habitant, un coût modeste comparé à d’autres pays européens. Il a mis en avant la richesse de l’offre audiovisuelle : chaînes publiques, archives de l’INA et Radio France, illustrant l’accès à une variété de contenus.

Les chaînes publiques, vecteurs d’image pour la France

Niel a exprimé que les chaînes publiques portaient l’image de la France à l’international, louant la qualité des productions. Il a évoqué un éventuel intérêt à les racheter en cas de privatisation, soulignant la valeur des médias publics.

Conflits d’intérêts et accusations multiples

De nombreuses accusations ont été formulées, notamment par la députée RN Anne Sicard, qui a parlé de « racket idéologique » lié aux financements publics, interrogeant Pigasse sur la légitimité d’encaisser des fonds publics tout en étant engagé politiquement. Pigasse a tenu à préciser l’absence de lien entre ses partiels et ses activités économiques.

Réponses aux accusations de contrôle

Dans sa défense, Pigasse a rappelé que, même s’il détient des actions dans Mediawan, c’est Pierre-Antoine Capton, le dirigeant, qui est chargé des décisions éditoriales. Il a insisté sur le fait que la part de marché de Mediawan ne justifiait pas d’allégations de concentration excessive.

La transparence réclamée par les députés

Les actionnaires de Mediawan ont été mis au défi de dévoiler la part exacte de leurs actions. Tous ont invoqué le « secret des affaires » pour éviter de répondre à cette demande, ce qui a paradoxalement suscité davantage de suspicion.

Des tensions palpables durant l’audition

Xavier Niel, visiblement agacé, a exprimé son mécontentement face à la manière dont les auditions sont organisées, appelant à un respect mutuel dans ces interactions. Par la suite, la commission a dû interrompre l’audition face à l’intensité des échanges.



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