Humour et Voyage intérieur : Le syndrome de la Tourette sous un nouveau jour. El título no debe






Films recommandés par Matteu Maestracci

Matteu Maestracci évoque cette semaine deux films qu’il vous conseille : « Plus fort que moi » de Kirk Jones, et « Yellow Letters » d’Ilker Çatak.

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Temps de lecture : 2 min

Robert Aramayo dans le film "Plus fort que moi" de Kirk Jones. (STUDIOCANAL / TANDEM)
Robert Aramayo dans le film « Plus fort que moi » de Kirk Jones. (STUDIOCANAL / TANDEM)

Analyse des films

Un château, des gens endimanchés, Elizabeth II en personne et un homme qui crie : « J’emmerde la reine ! ». C’est la scène d’introduction du film et une anecdote réelle dans l’histoire peu banale de l’Écossais John Davidson. Il a commencé, dès ses 14 ans, à souffrir du syndrome de Gilles de la Tourette, à une époque (les années 1980) où cette pathologie était encore très méconnue.

Plus fort que moi retrace plusieurs étapes clés, et parfois douloureuses, de la vie de John. Si le terme de « film nécessaire » a été un peu galvaudé ces dernières années, on peut parler ici de film d’utilité publique. On estime qu’entre 1 et 10 enfants sur 1.000 souffrent du syndrome de la Tourette.

Pas mal d’humour, malgré le sujet, sans qu’on sache vraiment si on rit forcément au bon moment, mais ce n’est pas grave : le but du réalisateur anglais Kirk Jones est justement d’équilibrer moments légers et séquences plus graves.

Comme le disait fort bien une estimable consœur : « Plus fort que moi est un feel good movie comme seuls les Anglais savent le faire. » Je précise aussi que dans le rôle principal, le comédien Robert Aramayo est une vraie révélation.

Ces « lettres jaunes » sont les courriers officiels que reçoivent, en Turquie, ceux que l’on veut révoquer ou censurer. Cela arrive aux deux personnages principaux, Aziz et Derya, un couple d’intellectuels (lui enseignant et dramaturge, elle comédienne) pour avoir soutenu des manifestants et signé une pétition. Ils sont tous les deux révoqués, et se retrouvent isolés et sans ressources.

L’une des grandes idées du réalisateur est d’avoir transposé l’intrigue et le décor de la Turquie vers l’Allemagne. Les villes de Berlin et Hambourg « jouent » respectivement – c’est précisé dans le générique – les rôles d’Ankara et Istanbul. Mais ce n’était pas par contrainte, assure Ilker Çatak, qui avait déjà signé en 2023 le très réussi La salle des profs.

Excellent film, Yellow Letters est une métaphore choc et assumée de l’autocratique régime Erdogan. Il ausculte aussi les rapports de couple et interroge la dimension
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