La Remoise avait échoué à la deuxième place du « Ronde » l’an dernier. Cette saison, elle a choisi de participer à moins de courses pour mieux se préparer à cet objectif. Publiée le , l’actualité du cyclisme féminin se concentre sur Pauline Ferrand-Prévot, qui ambitionne de marque son empreinte sur les Monuments du cyclisme.
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Elle coche les cases une à une. Après son double triomphe sur Paris-Roubaix et le Tour de France l’an passé, après le titre olympique en VTT à domicile en 2024, le palmarès de Pauline Ferrand-Prévot n’a déjà plus beaucoup de carences. Parmi elles, deux Monuments que la Française veut remporter dès cette année : Liège-Bastogne-Liège, qu’elle disputera après un stage de préparation en altitude mi-avril, et le Tour des Flandres, dont elle prendra le départ pour la neuvième fois, le dimanche 5 avril.
Pour gagner sur ces nouveaux terrains, Pauline Ferrand-Prévot a considérablement allégé son programme. Pas de Tour des Émirats arabes unis, pour reprendre en douceur en février, ni de détour italien par le Trofeo Alfredo Binda et Milan-San Remo en mars, pas même de tentative de doublé sur Paris-Roubaix entre les deux Monuments belges.
« Je me suis rendu compte que je n’aimais pas forcément courir, mais j’aime gagner, expliquait-elle avant la saison, lors d’un point presse organisé en marge d’un stage de son équipe à La Nucia (Espagne). Il a fallu trouver un compromis entre les deux, qui consiste à s’aligner sur des grandes courses pour les gagner. Je ne trouve pas de motivation à faire des plus petites courses. »
Après une véritable respiration, en partie forcée par une opération de la cheville avant l’hiver, puis un stage en altitude à Tenerife, elle a raté sa reprise sur les Strade Bianche, plombée par un ennui mécanique puis une erreur de parcours. Elle débarque donc revancharde en Belgique, sur un parcours qui correspond à ses qualités d’explosivité et d’adresse développées en VTT, même si elle confiait, début mars, aborder cette saison « en tant que cycliste sur route », alors qu’elle avait « encore le sentiment d’être vététiste » l’an passé. « C’est la course où il y a le plus de changements de rythme, cela vous demande de la puissance mais aussi beaucoup de technique », explique Audrey Cordon-Ragot, ancienne coureuse qui a pris 14 fois le départ du plus ancien des Monuments du calendrier féminin.
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« PFP » ne pourra malheureusement pas compter sur sa coéquipière Marianne Vos, plus expérimentée encore (38 ans) et victorieuse de l’épreuve en 2013. La coureuse néerlandaise endeuillée par la perte de son père la semaine passée, est forfait, a annoncé son équipe Visma-Lease a Bike vendredi.
Après sa deuxième place de l’an passé, la Française ne laissera toutefois pas passer une opportunité de remporter enfin la course qu’elle place au sommet de la hiérarchie des Monuments. « Je l’adore, c’est une course que je suis depuis toute petite, le public est dingue, confiait-elle à L’Équipe. J’aime tout : la pression, le stress, le chaos. »
Il faudra d’abord éviter les écueils qui ont miné ses ambitions sur les Strade Bianche. Il faudra aussi faire avec un plateau relevé, dans un peloton féminin au niveau très homogène. « Il y en a facilement 10 ou 12 qui peuvent gagner, estime Audrey Cordon-Ragot. [Demi] Vollering, [Elise] Chabbey, Noemi Rüegg, [Elisa] Longo Borghini, toutes ces filles sont des cailloux dans la chaussure pour Pauline. »
Dans la meute, une favorite se dégage : Lotte Kopecky, victorieuse de trois des quatre dernières éditions et récente lauréate de Milan-San Remo. L’année dernière, la Belge s’était justement accrochée à la roue de Pauline Ferrand-Prévot avant de la déposer au sprint à Oudenaarde. Elle pourra aussi jouer sur la présence de sa coéquipière Lorena Wiebes, quasiment invincible dans les sprints massifs depuis quatre ans et qui « passe très bien les bosses cette année », observe Audrey Cordon-Ragot.
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Pour Pauline Ferrand-Prévot, l’équation n’est donc pas bien compliquée : « Il va falloir anticiper », conseille sa compatriote. La Remoise aurait, cette fois, intérêt à lancer les hostilités dès les premiers enchaînements de monts pavés, sans attendre le Paterberg, où elle avait attaqué l’an dernier, à une quinzaine de kilomètres du terme. Même si elle parvient à se détacher, l’affaire ne sera pas pliée, avec près de quinze kilomètres de plat après l’ultime ascension. « On a un final assez musclé mais qui est loin de l’arrivée, prévient Audrey Cordon-Ragot. Il faudra surveiller les conditions météo. On sait que ces 10 derniers kilomètres, avec du vent de face, cela
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