Le président de la République a annoncé mardi la libération de deux enseignants français, qui ont passé presque quatre ans dans les geôles iraniennes.
Ce qu’il faut savoir
Cécile Kohler et Jacques Paris sont arrivés mercredi 8 avril dans la matinée à Paris et ont été reçus au palais de l’Élysée par Emmanuel Macron. Les deux ex-otages ont retrouvé leurs proches après près de quatre ans de calvaire en Iran où ils ont été condamnés et emprisonnés pour espionnage. Ces deux enseignants, âgés respectivement de 41 ans et 72 ans, étaient arrivés mardi à Bakou, en Azerbaïdjan, sous convoi diplomatique depuis l’ambassade de France à Téhéran où ils étaient assignés à résidence depuis cinq mois, selon l’entourage du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Une libération annoncée par Emmanuel Macron
Le chef de l’État, qui s’est entretenu avec les deux ex-détendus, a annoncé leur libération mardi après-midi. Il a évoqué « un soulagement pour nous tous » et remercié notamment les « autorités omanaises pour leurs efforts de médiation ».
La fin d’un long calvaire
Cécile Kohler, une professeure de lettres, et Jacques Paris, enseignant retraité, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran. Emprisonnés notamment dans la sinistre prison d’Evin, ils avaient été condamnés en octobre 2025 à respectivement 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage, avant d’être remis en liberté le 4 novembre dernier mais avec l’interdiction de quitter la République islamique d’Iran.
L’aboutissement de longues négociations diplomatiques
Les différents ministres français des Affaires étrangères avaient travaillé sans relâche pour obtenir leur libération, dans un contexte rendu encore plus difficile ces dernières semaines par la guerre en Iran. Leur libération est l’aboutissement d’un « effort de très longue haleine », selon l’Élysée, qui a rappelé qu’Emmanuel Macron « a été le premier chef d’État occidental à s’entretenir avec le président iranien » Massoud Pezeshkian après le début de la guerre.
Un deal conclu ?
Téhéran avait évoqué ces derniers mois un échange en contrepartie de la remise en liberté d’une Iranienne, Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025 et condamnée notamment pour apologie du terrorisme. La France n’a jamais confirmé cet accord, mais l’assignation à résidence de l’Iranienne a été levée, a annoncé mardi son avocat Nabil Boudi.