Au marathon de Paris, des milliers de coureurs ont relevé le défi des 42,195 km entre émotion, fatigue et fierté. Pour beaucoup, comme Elisa, 22 ans, l’objectif n’est pas le chronomètre mais le dépassement de soi, au cœur d’une fête populaire rassemblant 60 000 participants.
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4h30 pour réaliser son rêve. À 32 ans, Léa l’a fait. Elle est marathonienne. « Ce n’est pas toujours simple, mais il faut aller au bout et ne rien lâcher, » confie-t-elle sur la ligne d’arrivée.
Un mélange d’émotion et d’embrassades sur la ligne d’arrivée. 60 000 coureurs dans la capitale. Et cette année, près de la moitié participent pour la première fois à un marathon. Un sacré défi et de sacrées ambitions.
Elisa Brau, 22 ans, s’est décidée il y a quelques mois à peine. Elle raconte : « Je fais ça pour me prouver à moi-même que je suis capable de me dépasser. Il y a deux ans, je ne courais pas du tout. Et là, je fais un marathon, c’est incroyable. » Depuis janvier, elle s’entraîne d’arrache-pied : 50 km de course par semaine pour atteindre son but : « L’objectif, c’est quatre heures, » ajoute-t-elle.
42 km 195 à parcourir et sur le chemin parisien, 250 000 spectateurs en folie, car le marathon, c’est aussi une fête. Surtout quand il s’agit d’encourager sa maman, comme pour un petit garçon qui confie : « Ma maman elle est trop forte et rapide. »
Au 29e kilomètre, Elisa flanche. Mais elle retrouve vite de la force auprès de ses amis. Ça ne suffira pas à boucler le marathon en quatre heures. Qu’importe, car la fierté ne se compte pas en heures. « C’est un miracle je vais regarder ma médaille tout le temps, » partage la jeune femme.
À peine terminée, Elisa pense déjà à sa prochaine course, ce sera dans moins de deux mois.