Pionnier de l’art cinétique, l’artiste israélien Yaacov Agam est décédé à l’âge de 98 ans, a annoncé dimanche 21 juin le maire de sa ville, Rishon Letzion, sur les réseaux sociaux.
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Le maire de Rishon Letzion, Raz Kinstlich, a exprimé sa tristesse en déclarant sur les réseaux sociaux : « J’ai été attristé d’apprendre le décès de l’un des enfants de notre ville, lauréat du Prix d’Israël et l’un des artistes les plus grands, influents et novateurs, Yaacov Agam, de mémoire bénie. » Il a également ajouté : « Agam, qui s’est éteint à l’âge de 98 ans après une vie longue et riche, était l’un des artistes les plus célèbres et les plus importants de sa génération. »
Natif de Rishon Letzion, Yaakov Agam (de son vrai nom Gibstein) avait étudié en Suisse et en France. Après s’être installé à Paris, il avait entamé une carrière de sculpteur et d’artiste cinétique, côtoyant des figures telles que Brancusi, Marc Chagall et André Breton. Une de ses œuvres phares, le Salon Agam, conçu pour le palais présidentiel de l’Elysée, figure encore dans les collections du Centre Pompidou à Paris.
« Agam est devenu l’une des figures les plus marquantes de l’art cinétique mondial. Ses œuvres gigantesques essaiment de par le monde, de Tel-Aviv (où il a réalisé une irrésistible fontaine mélangeant eau et feu sur la Place Dizengoff) à La Défense (en 1977, il crée une fontaine en mosaïque sur le parvis) en passant par Cleveland ou Leverkusen. »