Cette année, la Fifa a fait évoluer le format du Mondial, passé de 32 à 48 équipes, mais aussi les règles pour départager les équipes qui comptent le même nombre de points à l’issue de la première phase. Voici ce qu’il faut retenir pour éviter le casse-tête et les comptes d’apothicaire.
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Ils étaient 48 sur la ligne de départ, mais il n’en restera bientôt plus que 32 pour poursuivre le rêve américain. La première phase de la Coupe du monde 2026 va s’achever samedi 27 juin, à l’issue de la troisième et dernière journée des matchs de poules. Le Mondial va ensuite entrer, dès dimanche, dans le vif du sujet, avec le début des rencontres à élimination directe.
Pour définir les affiches des 16es de finale, qui réuniront les deux premiers de chacun des douze groupes et les huit meilleurs troisièmes, il faudra peut-être sortir la calculatrice. Ou simplement jeter un œil aux résultats des confrontations directes entre prétendants à égalité de points. L’équipe de France terminera-t-elle première ou deuxième du groupe I en cas de résultat nul contre la Norvège vendredi soir ? Plusieurs équipes peuvent-elles se qualifier avec seulement trois points au compteur ? On vous explique en détail les règles en vigueur pour cette Coupe du monde, la première dans un format à 48 équipes.
En cas d’égalité de points dans un même groupe : les résultats des confrontations directes priment
C’est passé un peu inaperçu, mais la Fifa a changé les règles du jeu pour cette édition du Mondial, et les conséquences pourraient bien être décisives lors des derniers matchs de poules. En cas d’égalité entre plusieurs équipes dans un même groupe, c’est désormais la différence de buts particulière (le résultat d’une confrontation directe entre deux équipes) qui prime sur la différence de buts générale, celle qui prend en compte les buts inscrits et concédés lors des trois matchs d’une équipe, qui était historiquement le premier critère retenu.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Que des équipes qui auraient pu espérer une place de meilleur troisième avec l’ancienne règle sont, avec ce système, éliminées après deux matchs (c’est le cas de la Turquie, d’Haïti, de la Tunisie ou encore de la Jordanie). D’autre part, certaines sélections – notamment les meilleures nations mondiales – n’ont pas besoin de soigner leur différence de buts et vont pouvoir faire « l’impasse » sur leur dernier match de poule, au risque de fausser la donne pour les pays qui jouent encore leur qualification.
Prenons l’exemple du Mexique, l’un des pays hôtes. D’ores et déjà qualifié avec deux victoires en deux matchs, « El Tri » est même assuré de terminer en tête du groupe A après son succès contre la Corée du Sud (1-0). Les Sud-Coréens peuvent pourtant terminer avec le même nombre de points (6) et une meilleure différence de buts générale. Mais ils resteront quoi qu’il arrive derrière le Mexique. Ce « joker » peut potentiellement permettre aux Mexicains de faire jouer leurs remplaçants contre la République tchèque, sans conséquence. A contrario, les Tchèques peuvent tirer parti de cette situation pour décrocher une victoire qui leur ouvrirait les portes des 16es de finale, au détriment de la Corée du Sud et/ou de l’Afrique du Sud, qui s’affronteront dans l’autre rencontre du groupe.
Même cas de figure dans le groupe D pour un autre pays organisateur, les États-Unis, pour l’Allemagne dans le groupe E ou pour l’Argentine dans le groupe J, qui vont certainement profiter de l’aubaine pour faire tourner et reposer certains titulaires. En remportant leurs deux premiers matchs, ces sélections ont verrouillé leur première place et leur position dans le tableau final de la compétition. A l’inverse de la France, par exemple, qui dispute la première place du groupe I avec la Norvège et ne l’affrontera que vendredi, dans un match décisif.
Et si plusieurs équipes sont à égalité de points et se sont neutralisées dans leur confrontation directe ? Plusieurs critères supplémentaires vont permettre de les départager. Dans l’ordre :
- La différence de buts générale
- Le nombre de buts marqués
- Le barème du fair-play (un carton jaune vaut un point de pénalité, un carton rouge direct en vaut quatre)
- Le classement de la Fifa. L’équipe la mieux classée se qualifie.
C’est ce qui entrerait en compte en cas de match nul entre la France et la Norvège, à l’avantage des Bleus, qui comptent une meilleure différence de buts générale.
En cas d’égalité de points entre certains troisièmes de groupe : la différence de buts prime
Le nouveau format du Mondial à 48 équipes, réparties dans douze groupes de quatre, implique la tenue d’un tour supplémentaire dans les matchs à élimination directe. Au lieu des habituels 16 qualifiés pour des 8es de finale, il y aura donc 32 nations (24 qualifiés + 8 repêchées) en 16es de finale.
Quid des critères pour définir ces huit meilleurs troisièmes qui vont compléter le tableau ? Là, les choses sont plutôt simples et basiques : le nombre de points inscrits est évidemment le premier critère. En cas d’égalité de points, la différence de buts générale et le nombre de buts marqués priment. Et si cela ne suffit pas pour départager certaines équipes, viennent ensuite le barème du fair-play et le classement mondial de la Fifa. Ce qui ne sera peut-être pas superflu, puisque de nombreuses égalités de points sont tout à fait envisageables entre les douze pays qui termineront troisièmes. Trois points (soit une victoire ou trois nuls) pourraient ainsi suffire pour passer le « cut ».
Mal embarquée dans la compétition après deux nuls décevants, la Belgique peut par exemple encore se qualifier sans remporter le moindre match dans un groupe G pourtant largement à sa portée (Egypte, Iran, Nouvelle-Zélande). Même chose pour le Cap-Vert, qui a, lui, surpris tout son monde en tenant tête à l’Espagne (0-0) et à l’Uruguay (2-2) dans le groupe H et jouera une qualification historique contre l’Arabie Saoudite.