La dernière collection de Dries Van Noten, présentée par Julian Klausner, a enchâssé le Tennis Club de Paris dans une ambiance onirique inspirée par le poème de Mallarmé. L’événement, qui s’est déroulé le 25 juin, a captivé le public avec sa légèreté et son érotisme subtil.
Un accueil enthousiaste
Julian Klausner a su émerveiller les spectateurs, recevant des applaudissements nourris lors de cette semaine de la mode. Comme le mentionne un confrère : « Ça me donne presque envie de pleurer« , soulignant l’impact émotionnel de la présentation. En finale, des mannequins ont envahi la scène sur la musique de Daydream (1969) du groupe Wallace Collection, un clin d’œil à la surprise que cet ensemble musical belge a provoqué.
Le thème de la légèreté
Alors que la saison dernière était marquée par des superpositions, cette fois, Klausner accentue la légèreté de sa collection. Il explique : « L’idée était de partir de vêtements masculins très identifiables pour les transformer en quelque chose de beaucoup plus délicat, doux et réconfortant. »

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Inspiration littéraire
Klausner s’inspire également de L’Après-midi d’un faune de Mallarmé (1876). Ce poème évoque une créature mi-homme, mi-bête, émergeant d’un rêve confus, hantée par des nymphes drapées de voiles légers. Il souligne: « Tout y est traversé d’une forte sensualité, d’un érotisme très subtil« , ce qui se ressent dans la palette de couleurs choisie, allant des roses poudrés aux nuances chair.
Distorsion des archétypes masculins
Dans cette nouvelle ligne, Klausner prône une distorsion du vestiaire masculin, en intégrant des pièces comme un trench-coat transparent, une parka en soie délavée, et un haut aux détails en dentelle de lingerie. Ces choix illustrent une fusion de la douceur et du rêve, brouillant les frontières entre le masculin et le féminin.

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Une vision créative affirmée
Klausner explique que les imprimés présents dans la collection sont basés sur ses propres photographies : « Ce sont des interprétations de paysages, de fleurs, et de couchers de soleil, des souvenirs joyeux« . Ainsi, pour cette saison, il affirme sa vision pour la maison Dries Van Noten d’une manière plus marquée et personnelle.

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