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Le Défilé Celine Été 2027 à Paris

Le Défilé Celine Été 2027

La semaine de la mode s’est achevée dimanche sur un défilé de Michael Rider très réussi, ouvrant une ère prometteuse pour les collections masculines de la griffe. La Fashion Week de Paris a-t-elle gardé le meilleur pour la fin ? À savoir le défilé Celine présenté dimanche midi au Tennis Club de Paris. C’était le premier défilé exclusivement masculin de Michael Rider depuis son arrivée il y a un peu plus d’un an à la tête de la maison, alors qu’il est encore auréolé de son excellent défilé femme présenté en mars, mettant en scène une Parisienne cosmopolite, à la fois cool, sophistiquée et référencée.

En janvier, il avait également séduit les experts en showroom avec une collection masculine de l’hiver 2026-2027 renouvelant l’idée du style preppy, qu’il connaît sur le bout des doigts pour avoir longtemps dirigé le studio de Polo Ralph Lauren, avec des touches de dandy et une vibe assez vintage.

Un Show Chic et Décontracté

Dans l’espace climatisé du Tennis Club de Paris (la marque a d’ailleurs changé, quasiment au dernier moment, de lieu de défilé en raison de la canicule), le public est particulièrement chic. Grâce Jones arrive et le show va pouvoir commencer, avec seulement un quart d’heure de retard. La ponctualité est la politesse des rois.

Dans l’ambiance folk portée par la bande-son de Dancing Girl de Terry Callier, un premier garçon s’avance, cheveux longs glissés dans le col d’un manteau ceinturé, lunettes cerclées à la John Lennon et boots plates couleur sable. Il affiche une allure androgyne, un peu baba cool, et donne le ton des explorations de Rider.

Une Collection Plurielle et Évolutive

Le créateur affirme considérer les collections homme comme « plus propices à la liberté ». Il refuse toute définition figée et rejette l’idée des clichés. « C’est une idée reçue de penser qu’un bon défilé ou une bonne collection doivent forcément reposer sur un fil rouge », défend-il. « L’homme permet d’aller plus loin, et j’adore ça. »

Les inspirations diverses se succèdent. D’abord une vague hippie, avec des pantalons de cirque en soie, une touche rock, avec des pantalons droits en cuir ou des santiags blanches craquelées. Un esprit preppy est également présent avec des chemises rayées blanc et rouge et des cravates à motifs. Michael Rider voit sa collection comme une « jam session », heureuse improvisation…

La silhouette se délie et gagne en fluidité. Les épaules des vestes sont plus larges, capes et manteaux longs sont si volumineux qu’ils effleurent parfois les invités du premier rang. Pas de doute, il y a du changement chez Celine : exit les silhouettes skinny de mauvais garçons d’Hedi Slimane.

Les Chaussures, Clé de la Collection

Les chaussures, catégorie clé pour toute marque sur le plan commercial, traduisent aussi ce désir d’éclectisme. « Pour moi, les personnes les mieux habillées n’ont parfois besoin de presque rien d’autre », glisse Rider, qui s’est inspiré de modèles cultes et des tendances du moment.

Par ici, une version affinée de la Reebok C 85, qui parlera autant aux rockers qu’aux skateurs old school. LÀ, des ballerines pour homme, dans un esprit très Gen Z. Ici encore, une référence mode plus pointue avec les « pirate boots » de Vivienne Westwood.

Au final, une collection joyeuse et fraîche. Manquant un peu de maturité ? Michael Rider ne cache pas avoir puisé son inspiration dans l’adolescence et ses explorations stylistiques, entre tatouages et piercings. « J’en ai eu un au nez », sourit-il. Ce défilé marque toutefois une franche évolution de la silhouette masculine chez Celine et ouvre une ère Rider, très prometteuse.



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