Alors que la France s’apprête à basculer dans un nouvel épisode de fortes chaleurs, le gouvernement a validé l’achat de 30.000 appareils d’appoint pour les hôpitaux. Sur les réseaux sociaux, certains accusent l’État de vider les stocks déjà faibles des revendeurs.

Plus jamais ça. Après une semaine éprouvante fin juin sous des températures records, de nombreux Français ont voulu profiter de l’accalmie pour s’équiper de climatiseurs d’appoint, d’autant plus qu’une nouvelle canicule est annoncée pour cette fin de semaine. Cependant, dans les magasins, de nombreuses étagères restent désespérément vides. Au point qu’une grande vente chez Lidl, organisée jeudi, a viré au chaos, avec des bagarres pour les quelques équipements disponibles.
Sur les réseaux sociaux, certains accusent l’État d’avoir vidé les stocks déjà faibles des revendeurs. « Tout le stock a été réquisitionné par la préfecture pour les hôpitaux publics », affirme un internaute sur X après être reparti bredouille du Leroy Merlin de Saintes (Charente-Maritime). Un autre rapporte qu’un vendeur de la même enseigne lui a dit : « Ne vous fatiguez pas, le gouvernement vient de réquisitionner toutes les clims ! »
L’État n’a rien commandé
Alors que l’État est pointé du doigt pour ses décisions, les autorités affirment n’avoir passé aucune commande spécifique de climatiseurs pour les hôpitaux. Cette situation soulève des questions sur la gestion d’urgence liée aux températures extrêmes et les dispositifs de protection prévus pour les établissements de santé. Les hôpitaux, déjà fragilisés par la situation sanitaire actuelle, se retrouvent dans l’obligation de s’équiper en urgence, ce qui alimente un climat de tension parmi les consommateurs.
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