La semaine dernière, la chanteuse Angèle a sorti son nouveau titre : « Dis-le ». Un son électropop dont le clip nous emmène en free party dans les bois. Mais le groupe techno Contrefaçon dénonce une certaine ressemblance avec ses propres clips.
Publié le 04/07/2026 à 08:55
Temps de lecture : 1 min
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Déjà près de 730.000 vues pour le nouveau clip de la chanteuse Angèle. Son titre : Dis-le, un mélange de pop et d’électro. Le clip, conçu avec le collectif chorégraphique (LA) HORDE, montre une free party en forêt, un de ces rassemblements musicaux gratuits, non déclarés, dans des lieux naturels ou abandonnés.
Or, dans les clips de Contrefaçon, on se retrouve également en free party. Dans un post Instagram, le groupe français de techno met en avant des similitudes entre deux de ses clips et celui d’Angèle : dans les bois, au milieu d’un champ, avec des personnages qui dansent parmi la foule sous les caissons de basse, sous les lumières vertes des projecteurs, etc.
Le post fait débat. Dans les commentaires, certains internautes accusent la chanteuse de plagiat, d’autres n’y voient qu’un hommage.
Contrefaçon dénonce aussi et surtout une récupération de la culture des free parties. Dans son post Instagram, le groupe écrit : « Ce qui nous dérange, c’est de voir les codes issus d’une culture marginalisée devenir une esthétique déconnectée des personnes qui la font vivre au quotidien. »
Le collectif estime que la free party est devenue un univers visuel que l’on retrouve aujourd’hui dans les clips, les campagnes de mode ou la publicité, alors que, dans le même temps, ceux qui organisent ces rassemblements continuent de recevoir des amendes, subissent des saisies de matériel, des poursuites judiciaires et sont parfois malmenés par les forces de l’ordre.
D’ailleurs, le contexte politique autour de ces événements n’aide pas. Les acteurs du mouvement dénoncent depuis plusieurs années un durcissement des sanctions contre les rassemblements techno non déclarés, avec davantage de verbalisations et de répression. Selon eux, cette culture est criminalisée lorsqu’ils la pratiquent mais valorisée quand elle devient une esthétique pop.
Dans le communiqué qui accompagnait le clip à sa sortie, la rave est présentée comme : « un espace de résistance, un lieu de liberté collective, une culture menacée ». Un clip conçu avec le collectif chorégraphique (LA) HORDE, qui travaille depuis des années autour des cultures rave et club. Selon Les Inrocks, Angèle avait déjà relayé une pétition contre la criminalisation des free parties. Pour le moment, la chanteuse et ses équipes n’ont pas encore pris la parole concernant la polémique.