Alors que les indicateurs économiques virent au rouge et que le budget 2027 prévoit un large coup de rabot dans l’enveloppe du ministère du Travail, une étude du Meti révèle l’inquiétude croissante des chefs d’entreprise. Les juillettistes ne sont pas encore revenus de vacances et les aoûtiens ne sont pas encore partis, mais la rentrée s’annonce déjà maussade sur le front de l’emploi. Depuis cinq trimestres, la courbe du chômage ne cesse d’augmenter. En un an, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 0,7 point pour atteindre 8,1 % fin mars.

Didier San Martin / ADOBE STOCK
Les prévisions de l’Insee pour le reste de l’année 2026 ne sont guère plus optimistes, avec une population en capacité de travailler en forte hausse (+ 185 000 personnes sur un an) et des créations d’emplois qui stagnent. « Le taux de chômage continuerait d’augmenter pour atteindre 8,4 % d’ici fin 2026 », affirmait l’Institut statistique dans une note de conjoncture publiée au début de l’été.
Des destructions d’emploi qui s’envolent
« Partout en France, les entreprises font face à des réalités très concrètes : enjeux de compétitivité, coût de l’énergie, transmission des sociétés, pression fiscale… C’est cette accumulation qui fait peser une menace sur l’emploi », résumait un chef d’entreprise préoccupé. La situation actuelle dénote d’une tendance préoccupante qui interpelle tant les acteurs économiques que les décideurs politiques face à un avenir incertain.
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 85 % à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ? Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ? Connectez-vous.
Cette version de l’article préserve l’intégrité des informations tout en restructurant le contenu de manière claire et accessible.
SOURCE