Les autorités haïtiennes prévoient des élections en fin dannée sous réserve de conditions de






Élections en Haïti : Informations et Contexte

Le premier tour des différents scrutins doit avoir lieu le 13 décembre 2026 et le second tour le 21 février 2027, selon le calendrier publié par le Conseil électoral provisoire.

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Des forces de sécurité effectuent des contrôles à l'entrée de l'aéroport de Port-au-Prince, en Haïti, le 17 décembre 2025.
Des forces de sécurité effectuent des contrôles à l’entrée de l’aéroport de Port-au-Prince, en Haïti, le 17 décembre 2025. (GUERINAULT LOUIS / ANADOLU / AFP)

Les autorités électorales d’Haïti ont annoncé, lundi 27 juillet, des élections présidentielle et législatives pour la fin de l’année. Leur tenue est conditionnée à « l’établissement d’un climat sécuritaire acceptable », une gageure dans ce pays pauvre des Caraïbes ravagé par la violence des gangs. Le premier tour des différents scrutins doit avoir lieu le 13 décembre 2026 et le second tour le 21 février 2027, selon le calendrier publié par le Conseil électoral provisoire.
« Le respect de ces échéances » dépend également « des disponibilités financières nécessaires à la poursuite des opérations électorales », souligne-t-il.

Le calendrier précise que le début des inscriptions électorales est possible depuis le 20 juillet et fixe la date limite de dépôt des candidatures (présidentielle, législatives, locales) au 2 octobre. L’État haïtien n’a plus connu d’élections depuis 2016 et son dernier président, assassiné en 2021, n’a pas été remplacé. En décembre dernier, les autorités avaient annoncé un premier tour pour le 30 août 2026, un calendrier déjà caduc.

Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, subit depuis longtemps une crise politique, économique et sécuritaire, mais la situation s’est largement détériorée ces dernières années, les gangs multipliant meurtres, enlèvements, viols ou recrutements d’enfants. Sur environ 11 millions d’habitants, près de 1,5 million sont déplacés dans le pays à cause des violences, selon une estimation en juin de l’Organisation internationale pour les migrations, soulignant que les attaques ne concernaient pas uniquement la capitale.
Une Force de répression des gangs (FRG) soutenue par l’ONU est en cours de constitution pour venir assister les forces de police locales dépassées. Cette FRG doit à terme compter 5 500 policiers et militaires étrangers, mais le nombre déjà déployé n’est pas connu.

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