Henri Matisse : en quoi la lumière de Collioure a-t. El título no debe incluir ningún código






Henri Matisse à Collioure

C’est à Collioure (Pyrénées-Orientales), petit village de pêcheurs, qu’Henri Matisse a réinventé sa peinture. Lui qui aimait immortaliser les scènes de sieste y redécouvre des couleurs vives et acidulées.

Retrouvez l’essence du farniente coloré

Et si vous ajoutiez une dose de couleur à votre été de farniente ? Des bougainvilliers rose fluo, des ardoises résolument orange ou des collines au vert criard ? Henri Matisse, lui, ne s’interdit rien. Sous ses pinceaux, la sieste devient multicolore et la détente se transforme en rêverie.

Un homme du Nord à la recherche de lumière

À l’origine, Matisse est un homme du Nord, un clerc de notaire qui découvre la peinture sur le tard et dans la douleur. Déprimé par la grisaille, il est aussi fauché. Son style est incertain, les collectionneurs réticents et les acheteurs carrément absents. À Collioure, il va tenter le tout pour le tout, trois mois pour changer de style. Son inspiration : le village pittoresque, la lumière du sud et les couleurs de la palette méditerranéenne, une atmosphère résumée dans un moment de farniente.

Une approche émotionnelle de la couleur

Mais la réalité n’est qu’une base de travail. « Matisse va représenter les couleurs comme s’il représentait des émotions. Pour lui, la couleur, c’est une forme d’émotion. Il va utiliser des couleurs douces, ce sont des émotions très calmes. Pour lui, cette scène, c’est une scène vraiment très intime », explique Max Lavoine, guide pour l’office de tourisme de Collioure.

Une scène intime de vie quotidienne

Une scène intime, car au balcon, se trouve sa fille, robe rouge et cheveux verts. À côté, sa femme fait la sieste, bercée dans le rose pâle du lit. Partout du rouge, du vert, pas très réaliste, mais pour lui, c’est le synonyme de chaleur et d’harmonie. Le tableau s’intitule La Sieste, et ce n’est pas le seul. Chez Matisse, c’est une vraie passion, sur fond rouge, sur fond bleu, version niçoise, orientale, ou avec sa propre fille. La sieste, pour lui, c’est un moment de vérité.

Préférence pour la détente naturelle

Aux poseurs, il préfère toujours les dormeurs. « Il va leur demander à chaque fois de ne pas poser, de paraître le plus naturel possible. Et il aime bien que certains modèles soient dans une position couchée ou allongée. Des personnages qui s’abandonnent complètement », détaille Pauline Galan, chargée des médiations au Musée d’Art Moderne de Collioure.

La controverse autour de son travail

Mais son travail fait débat. Au Salon d’automne, dans les allées policées du Grand Palais, ses couleurs folles font jaser. La critique n’hésite pas à s’en moquer : « C’est un pot de peinture jeté à la figure du public ». « On dirait un enfant qui s’exerce avec la boîte à couleurs. » « Une véritable cage aux fauves ». De ce mot naîtra le nom du mouvement du fauvisme, un courant éphémère de cinq années seulement.

Un héritage à savourer

Cette passion incandescente libère la couleur, simplifie les formes et ouvre la voie à l’art abstrait. De votre côté, vous pouvez reprendre vos activités estivales, profiter d’un instant de calme, fermer les yeux et poser comme un modèle de Matisse.



FONTE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *