Après lafflux de migrants à Ceuta, Edouard Philippe propose des mesures pour encadrer






Élection présidentielle 2027 : Propositions d’Edouard Philippe sur l’immigration

Le candidat de centre-droit à l’élection présidentielle de 2027 propose notamment de suspendre les demandes d’asile à Mayotte ou en Guyane, et de soumettre à l’accord des pays membres de l’espace Schengen les plans de régularisations de sans-papiers.

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Edouard Philippe, président du parti Horizons et candidat à l'élection présidentielle, à La Baule, le 18 juillet 2026. (CAROLINE PAUX / HANS LUCAS / AFP)
Edouard Philippe, président du parti Horizons et candidat à l’élection présidentielle, à La Baule, le 18 juillet 2026.
(CAROLINE PAUX / HANS LUCAS / AFP)

« Ceuta est un avertissement. » Dix jours après un afflux massif de migrants dans l’enclave espagnole au Maroc, le chef du parti Horizons et candidat de centre-droit à la présidentielle française a proposé de nouvelles mesures pour réduire l’immigration en France et en Europe, dans une tribune publiée par Le Figaro lundi 10 août.

L’ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron propose notamment la création d’un « verrou Schengen », qui empêcherait tout État européen d’« engager seul une régularisation massive » de sans-papiers « au-delà d’un seuil défini collectivement » et « sans accord préalable ». « Il n’est plus raisonnable qu’un pays puisse engager seul une régularisation massive de personnes entrées ou demeurées irrégulièrement en Europe sans en discuter avec ses partenaires », assène Edouard Philippe, qui, comme d’autres responsables de droite et d’extrême droite, fait un lien entre la crise de Ceuta et le plan massif de régularisation lancé en début d’année par Madrid, qui a selon lui créé « un appel d’air pour tout le continent » – bien que l’enclave nord-africaine n’appartienne pas à l’espace de libre circulation européen.

Le prétendant à l’Élysée souhaite également « instaurer un dispositif anti-chantage migratoire », sous la forme d’un « régime européen d’urgence » qui permettrait « la suspension d’enregistrement de nouvelles demandes d’asile face à une situation exceptionnelle d’attaque hybride sur une de nos frontières, comme vient de le proposer le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis ». Edouard Philippe propose également la création d’un « régime européen de sanctions spécifiquement dédié » à la lutte contre l’immigration, « sur le modèle des réseaux terroristes et de la criminalité internationale », qui permettrait de prononcer des mesures comme un « gel des avoirs, interdiction de territoire et sanctions contre leurs soutiens financiers et matériels ».

Enfin, le président du parti Horizons réclame « la suspension de l’enregistrement des demandes d’asile pour plusieurs années » à Mayotte ou en Guyane, départements d’outre-mer « en état de saturation migratoire ». S’il estime que la France « aura besoin d’immigration de travail », Edouard Philippe entend aussi « faire partir ceux qui n’ont pas vocation à rester » dans l’Hexagone, notamment via le règlement européen sur les retours censé « renforcer les procédures d’expulsion » et soutenu par ses élus à Bruxelles. Dans l’autre sens, pour réduire les entrées, Edouard Philippe réitère sa volonté de « mettre fin à l’accord de 1968 » avec l’Algérie et d’« assumer le rapport de force » en utilisant « tous les instruments » disponibles : « visas, aide au développement, accords commerciaux ».



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