En meeting près de New York, le président étatsunien a glissé, avec un petit sourire, qu’il pourrait revendiquer la souveraineté du détroit après la fin de la guerre au Moyen-Orient.
Son ton laisse à penser qu’il plaisantait, mais ses mots resteront. Donald Trump a affirmé, vendredi 14 août, qu’il pourrait revendiquer l’appartenance du très stratégique détroit d’Ormuz aux États-Unis. « Une fois que nous aurons fini de battre l’Iran, qui est en train d’être méchamment battu, je déclarerai très bientôt le détroit d’Ormuz comme étant un territoire des États-Unis », a dit le président américain, ovationné, avec un petit sourire, l’air satisfait, pendant un meeting à Garden City, près de New York.
Donald Trump répète régulièrement que les États-Unis ont le « contrôle » du détroit d’Ormuz, une affirmation que Téhéran a qualifiée de « mensonge ». Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre, alors que les États-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.
Le dirigeant républicain a aussi défendu sa décision d’entrer en guerre pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, en dépit de la hausse du prix du carburant subie par les Américains. « Si vous devez payer un peu plus » pour l’essence, « c’est ok. (…) Je ne m’excuserai jamais. J’ai pris la bonne décision », a-t-il assuré. L’Iran n’aura « jamais l’arme nucléaire », a-t-il défendu. Par rapport au niveau d’avant la guerre, le prix de l’essence aux États-Unis s’affichait vendredi en hausse de plus de 35 %. En France, le prix moyen du gazole et du SP95-E10 sont supérieurs à 2 euros, soit une trentaine de centimes de plus qu’au début du conflit.
Publié , cet événement souligne la manière dont les discours politiques s’articulent autour des conflits contemporains et des enjeux géopolitiques majeurs.
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